«Pour l’honneur»

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14 notes | moyenne : 4,50 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

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Ce soir, l’Allemagne et l’Uruguay s’affronteront dans ce qu’on appelle la petite finale, un match permettant de déterminer la place de troisième. Une rencontre qui ne compte ni plus ni moins que pour l’honneur et éventuellement grappiller quelques points d’indice FIFA. Ne nous y méprenons pas, il n’a pas vraiment de valeur. Si la troisième place peut revêtir une grande importance lors de compétitions d’athlétisme, histoire de figurer sur le podium et de ramener une médaille, on est un peu plus dubitatif sur sa portée en football. Qui se souvient du troisième de la coupe du monde 2006 ou de l’Euro 2008? Mieux, qui est tenté de regarder ce match, qui pour le coup prend des allures de match amical? Pour autant, il faut le jouer, et c’est ce que vont faire Allemands et Uruguayens. Eux qui à l’arrivée, auront disputé le même nombre de matchs que les finalistes, les vrais.

La « Celeste » et la « National Mannschaft », n’ont pas été en reste en Afrique du sud. La première nommée a atteint les demi-finales à la surprise générale. Derniers représentants du continent Sud-américain, les hommes de Tabarez ont fait un parcours remarquable. Nul ne les voyait atteindre ce stade de la compétition. Certes, leur épopée restera entachée de cette main de Suarez, privant injustement le Ghana des 1/4. Mais résumer leur tournoi à ce seul fait de jeu ne serait pas objectif. On ose espérer que le monde se souviendra aussi du « sorcier ». Crinière blonde, yeux bleus, on ne peut pas dire que Forlan ait le profil local. Qu’importe, il a le talent pour lui, et à l’état pur. Ce joueur a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui, franchissant indéniablement un palier au niveau personnel lors de ce Mondial. Si jusqu’à présent, le seul Enzo Francescoli faisait office d’ambassadeur du football Uruguayen, il pourra désormais compter sur la présence d’un renfort de taille.

Son adversaire du soir, l’Allemagne, aurait mérité d’aller plus loin selon certains. Cependant elle est tombée sur un os, la « Roja ». Rejouer le match dans les têtes n’y fera rien, en discuter non plus. L’Espagne était plus forte de l’aveu même de Joachim Löw. Pourtant, les Allemands nous avaient habitués à un beau jeu depuis le 11 juin, peut-être même l’un des plus beaux. Offensifs à souhait, la meilleure attaque est restée muette face à Casillas. Qu’importe, Lham et consorts peuvent être plus qu’optimistes pour l’avenir, vu la jeune moyenne d’âge de l’effectif. Ils ont de beaux jours devant eux. Le meilleur semble même à venir pour cette équipe qui a vu l’éclosion au plus au niveau de garçons comme Müller ou Özil et l’explosion de Schweinsteiger. Nul doute qu’ils seront au rendez vous à l’Euro dans deux ans, et au Brésil dans quatre. A noter que Klose est toujours en course pour le titre de meilleur buteur de l’histoire de la coupe du monde.

Sat

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«Premières fois»

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12 notes | moyenne : 3,92 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

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C’est jour de relâche aujourd’hui en Afrique du sud. Le pays se prépare pour la cérémonie de clôture et se vide peu à peu de ses délégations officielles. Il n’en reste plus que quatre sur place. L’Uruguay, l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas. Pas moins de soixante deux matchs ont déjà été joués à ce jour. Il n’en reste désormais plus que deux, la petite finale pour la troisième place, et la vraie dans l’enceinte du flambant neuf Soccer City. La coupe du monde vit ses dernières heures, avant de se plonger dans un profond sommeil et se réveiller dans quatre ans sous le soleil du Brésil. Ce n’est pas fini qu’on a déjà hâte que ça recommence. Si elle a mis du temps à trouver son rythme de croisière, elle est passée à la vitesse supérieure dès les huitièmes, remettant un coup d’accélérateur en quarts. Il ne reste plus qu’à souhaiter qu’elle finisse pied au plancher. Quel que soit le vainqueur, on n’est pas prêt d’oublier cette dix-neuvième édition. Elle est même déjà rentrée dans les annales. Pas tant à cause du beau jeu pratiqué, force est même de constater qu’on n’a pas vraiment été gâtés à ce niveau, mais plutôt parce qu’on a assisté à des « premières » en cascade.

Ai-je besoin de vous rappeler que c’est la première fois qu’une coupe du monde se déroule sur le continent Africain ? L’évènement est assez important pour être souligné. A l’exception des vuvuzelas dont on a fini par s’accommoder – d’un autre côté on n’avait pas trop le choix – on peut dire que c’est un succès. Les stades sont pleins, aucun évènement tragique n’est à noter, et d’avis de supporters, l’accueil réservé par les Africains est remarquable. Autre première, c’est la première fois que le champion du monde en titre, l’Italie, et son dauphin, la France, se font éliminer dès le premier tour. Pour le coup, on s’en serait bien passé. Dans un autre registre, dimanche soir, pour la première fois, une équipe européenne sera sacrée hors de son continent.
Mais ce n’est pas tout, cette finale Espagne-Pays Bas sera inédite. Ces deux équipes s’affronteront pour la première fois en finale, pour la simple et bonne raison que l’Espagne n’était jamais arrivée dans son histoire à ce stade de la compétition. Pour finir, et c’est peut être le plus important, ce sera la première fois que la « Roja » ou les « Oranje » soulèveront la précieuse coupe. A noter que ces derniers ont déjà échoués à deux reprises en 1974 et 1978. Autant dire que les cœurs vont battre entre Madrid et Amsterdam. Malheur aux perdants.

Pour l’anecdote, on retiendra que c’était la première fois que je m’essayais à l’exercice journalistique. Mais ça, qui s’en souviendra ? Moi.

Sat

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«Plus près des étoiles»

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11 notes | moyenne : 4,00 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

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L’Allemagne n’a pas fait le poids face au FC Barcelone. Enfin, je veux dire l’Espagne, qui comptait de sept joueurs « blaugranas » dans son onze de départ. Le Real Madrid n’était pas en reste avec trois représentants. On peut alors se demander ce que Capdevilla,  faisait là, lui qui n’officie pour aucun des deux ténors de la Liga. Qu’importe, c’est tout le peuple Espagnol qui est heureux de voir sa « Roja » accéder à la finale, la première de son histoire. Mieux, elle n’est qu’à un match d’un doublé, Euro/Coupe du monde, qui lui tend les bras. Après avoir régné sur l’Europe, la voilà fin prête à dominer le monde. Une planète foot qui semble n’attendre que ça, prête à se soumettre, se prosterner devant son nouveau maître.

Parfois, il n’y a pas besoin d’aller chercher loin les raisons d’une victoire, les causes d’une défaite. Hier soir, les coéquipiers de Casillas étaient tout simplement plus forts, trop forts, à l’image de Carles Puyol. Impressionnants de maîtrise, ils ont étouffé des adversaires qui paraissaient empruntés, loin du niveau affiché dans les matchs précédents, tout simplement impuissants. Certes, la révélation Müller n’était pas là côté Allemand, mais un joueur aurait-il pu à lui tout seul contester la domination Ibérique?
Au vu de la rencontre, j’en doute. Si la défaite de l’Espagne face à la Suisse en début de tournoi, peut apparaître avec du recul comme un accident, une erreur de parcours, on se demande alors qui peut battre Iniesta et consorts. Les Pays Bas? Pourquoi pas? Ils ont des arguments à faire valoir, surtout en attaque. Mais encore faudra-t-il qu’ils puissent, ne serait ce que voir ou toucher « Jabulani ». Je leur souhaite bien du courage, car si les hommes de Del Bosque sont plus qu’habiles ballon au pied, ils le sont tout autant lorsqu’il faut jouer sans, empêchant systématiquement leurs adversaires de faire trois passes de suite.

Voilà quatre ans que la sélection Espagnole semble se préparer pour ce rendez-vous, qui ne sera ni plus ni moins que le plus important de son histoire. Mais attention, dimanche soir, ils ne seront pas les seuls à tenter de décrocher une première étoile. Si tous en auront dans les yeux au coup d’envoi, à l’issue du match une seule équipe l’aura matérialisée sur son maillot, envoyant ses supporters au firmament. Au diable la lune, « Roja » et « Oranje » se contenteraient volontiers de ne décrocher qu’une étoile sous le ciel de Johannesburg, mais pas n’importe laquelle, la plus grosse, la plus belle.

Sat

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«Le choc»

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14 notes | moyenne : 4,00 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

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La logique a été respectée. Sans briller, les Pays Bas se sont qualifiés pour la finale, au détriment de non moins méritants Uruguayens. Véritable révélation du tournoi, au même titre que le Ghana, la Celeste quitte dignement la compétition. Privés de Suarez, mais emmenés par Forlan, que nombre d’entre nous rêveraient de voir évoluer à l’OM, les Sud-américains nous ont fait vibrer jusqu’à la dernière seconde. Après leur finish à couper le souffle face aux Ghanéens, on a bien cru qu’ils allaient rééditer l’exploit face aux « Oranje ». Cette demi-finale, reléguée au rang de second choix derrière l’alléchant Allemagne-Espagne, a tenu toutes ses promesses avec pas moins de cinq buts inscrits, dont deux superbes, et un suspense haletant. Nul doute que les hommes d’Oscar Tabarez seront accueillis en héros du côté de Montevideo.
Place maintenant à l’autre demie. Cette confrontation entre Allemands et Espagnols, n’est ni plus ni moins que la revanche de la finale de l’Euro 2008, remportée par « la Roja ».

Dans le coin gauche, la « National Maanschaft ». Machine de guerre, meilleure attaque, résolument tournée vers l’offensive, avec dans ses rangs Miroslav Klose, qui pour l’occasion pourrait devenir le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde. Il pourra compter sur Podolski, Özil et Schweinsteiger pour l’aider dans sa tâche. Seule ombre au tableau, l’absence de la révélation Müller (suspendu), auteur de quatre buts depuis le 11 juin, et l’incertitude de Khedira, la sentinelle. Très habitués de ce type de rendez-vous, les coéquipiers de Lham, ne briguent pas moins d’une quatrième étoile sur leur maillot. Cependant, ils auront fort à faire face au favori de la coupe du monde.

A ma droite, l’Espagne, qui n’a jamais remporté un titre mondial. Mieux, les Ibériques ne se sont jamais qualifiés pour une finale. Autant dire que ce soir, Casillas et consorts auront la pression sur les épaules. Si leur championnat est des plus réputés, leur style de jeu, le fameux « toque », a fait l’admiration de tous. On se souvient de leur brillante démonstration à l’Euro, ou plus récemment face à l’équipe de France en amical. Sauf que depuis leur arrivée en Afrique du sud, les Espagnols ont perdu de leur superbe. Entre Torres qui revient de blessure, et les maîtres à jouer, Iniesta et Xavi, qui tirent sur leurs organismes pour l’intérêt national, ils ne doivent leur salut qu’au gamin, « El guaje » David Villa.

Alors, qui pour rejoindre les Pays-Bas en finale ? Un pronostic ?

Sat

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«Mon onze-type avant les demies»

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18 notes | moyenne : 3,22 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

Devant le nombre de réactions, et de commentaires à ma précédente chronique « Mon onze-type avant les quarts », je m’étais promis d’en faire un nouveau à l’aube des demies. Nous y voici. J’espère que vous serez tout aussi nombreux à donner votre avis, et votre « onze-type ».

Le gardien de but : Muslera. L’Uruguayen a arrêté deux tirs lors de la séance de penaltys face au Ghana. Peu avant, il a été sauvé par sa barre transversale sur la frappe de Gyan. Signe qu’il a la baraka.

composition_sat_demiLa défense : Dans l’axe, j’associe Mensah le Ghanéen, qui m’a fait forte impression par rapport à la puissance qu’il dégage, et Friedriech l’Allemand, qui s’est montré intraitable face aux attaquants Argentins. Sur le côté droit de la défense, je titularise Sergio Ramos. L’Espagnol est toujours irréprochable sur le plan défensif, et toujours prêt à apporter le surnombre en attaque. A gauche, je donne sa chance à Jérôme Boateng, le latéral de la « National Mannschaft ». Joueur très athlétique, je ne l’ai jamais vu en difficulté, qui plus est, on l’a souvent vu prêter main forte à ses défenseurs centraux.

Le milieu : Après son match contre l’Argentine, comment ne pas faire jouer Schweinsteiger ? Son influence sur le jeu est prépondérante tant sur le plan de la récupération que sur la propension à se projeter vers l’avant. Dans un système en losange, je l’associe à droite à Robben son coéquipier du Bayern qui, s’il remporte la Coupe du Monde, sera en course pour le titre de Ballon d’Or, tant ses prestations sont étincelantes et d’une rare régularité. Sur le flanc gauche, je lance le deuxième Boateng, Kevin Prince. Puissance, vitesse, technique, son jeu me rappelle celui de Cristiano Ronaldo. Joueur à surveiller dans les années à venir.

L’attaque : Au poste de numéro 10, je confie les clés à Forlan. Vision de jeu, frappes surpuissantes souvent cadrées, coups francs, corners, tout y passe. Il vient indéniablement de franchir un palier. En pointe, je n’ai pas eu à aller chercher loin mes buteurs. J’associe Villa et Müller. Les chiffres parlent en leur faveur, ils ont inscrit pas moins de neuf buts à eux deux, depuis le début de la compétition. Je mise sur leur complémentarité.

Cette équipe se veut portée vers l’avant avec cinq joueurs à vocation purement offensive. Bien sûr, cela ne peut fonctionner que si tout le monde fait les efforts pour revenir prêter main forte aux défenseurs sur les phases défensives.

A vous de jouer. Donnez-moi votre onze-type.

Sat

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