Ma coupe du Monde… à l’autre bout du Monde

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21 notes | moyenne : 3,86 sur 5

Alors que je m’envolais de ma chère cité phocéenne, deux jours à peine après le coup d’envoi de la coupe du monde 2010, je ressentais une petite frustration de ne pas vivre pleinement cette compétition. C’était oublier la ferveur qui anime le continent sud américain (où je me rendais) pour ce vénérable sport. En effet, quelle ne fut pas ma surprise de voir que le moindre magasin, restaurant, bus, gare routière et même stand des halles était équipé de téléviseurs (photo ci-dessous) pour suivre cette compétition diffusée entre 9h du matin et 15h, décalage horaire oblige !

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On se presse devant l’écran pour suivre Allemagne-Angleterre dans les halles municipales de la ville de Baños (Equateur)

C’est ainsi que j’ai pu vivre notamment le « France-Mexique », aux côtés de touristes mexicains, vénézuéliens, colombiens et boliviens dans un bus, qui ne se sont pas privés de ma railler à l’issue de la partie…malgré mes maigres explications chauvines, je dû rapidement abdiquer pour reconnaître leur supériorité (numérique dans le bus surtout). Et c’est ainsi qu’en Equateur, pays non qualifié pour ce mondial, j’ai pu constater la fougue et l’engouement pour toutes les autres équipes d’Amérique du sud et pour l’Espagne, bien entendu !
D’ailleurs à l’issue des poules, lorsque 5 équipes du cru faisaient bonne figure….le patriotisme se ressentait jusque dans les villages les plus reculés.
Et puis la presse spécialisée locale a commencé à faire état de dysfonctionnements au sein de l’équipe de France….plus que la polémique qui a du enfler sévèrement dans l’hexagone, en terres inca, cet épiphénomène nourrissait surtout l’incompréhension face à ce qui ressemblait à un sabordage. Pas une ligne de plus n’a été écrite (il me faudra donc utiliser nos médias tricolores via internet et les réseaux sociaux pour en savoir davantage).
L’important était, bien sur, le parcours de l’Uruguay et de l’Argentine dans la presse locale… C’est sur mon vol retour long courrier d’une compagnie hollandaise que j’ai suivi la qualification des Oranje pour la finale (commentée par le pilote, ce qui je l’avoue ne me rassurais qu’à moitié)… Les hôtesses nous gratifiant au passage d’une petite danse…

Le sacre espagnol a du être fêté dignement en Amérique du sud, enfin je le suppose puisque pour ce match j’étais de retour à Marseille….où d’un coup on me parlait d’un poulpe allemand aux pouvoirs divinatoires prénommé Paul….hein ????? Mais le vieux continent serait-il tombé sur la tête en mon absence ????
Au cours de cette fameuse soirée, je me renseignais sur la façon dont cette coupe du monde avait été traitée ici, et sur les changements occasionnés en France suite à ce fiasco orchestré. Et me revenaient alors en tête les paroles des supporters sud américains, qui ne cachaient pas l’image que la France offrait au monde… Une honte monumentale que nous devions subir, nous ressortissants d’un pays qui s’était illustré de la pire des manières. C’est ce que les gens garderont en tête : la première étoile sur la maillot de la roja et le manque de respect de toute une équipe pour son pays et ses habitants.
Pour terminer, plus que les vuvuzelas, ce qui a le plus résonné dans mes oreilles et ce qui m’a beaucoup plu, ce sont les interminables GOOOOOOOOAAAAAAAAAAALLLLLSSSSSSS lancés par les commentateurs sud américains qui font vraiment vivre les matches à fond ! (que nos chers compatriotes aux micros en prennent de la graine, c’est tellement plus sympa….)
Allez, vivement que le championnat reprenne ainsi que la Ligue des Champions….et surtout allez l’OM !

Sidonie Canetto
Journaliste aux médias de l’OM

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«La der des ders»

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16 notes | moyenne : 4,44 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

Toutes les bonnes choses ont une fin, y compris ma chronique. C’est la der. En m’apprêtant à la rédiger, dans ma chambre d’hôtel à Montréal, j’avoue avoir un petit pincement au cœur, comme si j’étais sur le point de monter sur scène pour la dernière fois. C’est que je m’y suis habitué, attaché même, sûrement plus que ce que je n’avais osé l’imaginer. Oui, je n’ai aucune honte à l’avouer, ça va me manquer, et vous aussi, avec une mention spéciale pour les fidèles dont les commentaires ont enrichi un peu plus cette rubrique chaque jour. Parce que c’était bien là le principe de ce blog, ouvrir mon esprit aux autres, émettre des avis, en recevoir en retour, envoyer des bouteilles à la mer en espérant que quelqu’un les trouve et réponde.

Si je ne savais pas très bien où j’allais au début, je réalise avec du recul que j’ai été servi pour ma première expérience. Tu parles d’un dépucelage! Que demander de plus pour un journaliste en herbe que d’écrire ses premiers papiers foot, sur le site du club cher à son cœur ? Ce rendez-vous quotidien m’a rappelé combien le bonheur se trouve parfois dans les choses simples. C’est que des fois, il en faut peu pour être heureux. Et je l’étais chaque matin, lorsque je m’installais devant mon pc avec un café, sans la moindre idée de ce que j’allais écrire, redoutant la fameuse « feuille blanche » connue de tous les auteurs, mais animé d’une ferme volonté de bien faire. Un petit régal, un privilège du moins qui m’a été accordé et dont j’ai essayé de me montrer digne. Alors, à ceux qui m’ont envié, je n’ai qu’une chose à dire, je ne vous en veux pas, mieux je vous comprends.

Aujourd’hui, exceptionnellement, j’ai décidé de déroger à la règle en ne parlant pas football. De toute façon, qu’ajouter de plus à tout ce qu’on a déjà dit sur cette coupe du monde ? Tout a été passé au crible, minutieusement, au peigne fin, tels « les experts ». Il ne nous reste plus désormais qu’à regarder devant et attendre la reprise des championnats, et notamment celui de Ligue 1 qui va reprendre ses droits, en souhaitant le meilleur à Didier Deschamps et ses troupes. Voilà, cette fois c’est vraiment la fin et puisqu’il faut conclure, je terminerai comme dans mes albums, par des remerciements. Les premiers s’adressent tout naturellement à l’équipe d’OM médias qui m’a accordé sa confiance, le reste bien évidemment à tous mes lecteurs assidus d’OM.net.

Sat

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«Mon onze-type, final !»

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27 notes | moyenne : 4,04 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

On connaît depuis dimanche soir les vainqueurs de la coupe du monde. Comme vous vous en doutez, on retrouve certains d’entre eux dans mon onze-type. Heureusement, le talent n’était pas que du côté Espagnol durant cette compétition. Je reste fidèle à mon 4-3-3. Revue d’effectif

Gardien de but : On ne l’attendait pas, mais il a été là. Je fais allusion à « San Iker Casillas« . Décisif face au Paraguay en stoppant un penalty, déterminant face à l’Allemagne, il a été royal face aux Pays-Bas, freinant les velléités offensives de Robben. La Roja lui doit autant qu’à Villa, Iniesta ou Puyol.

composition_sat_okLa défense : Dans l’axe, j’allie la puissance de John Mensah à la précision de relance de Piqué. Sur le côté droit, je titularise Sergio Ramos et à gauche Coentrão le Portugais, malgré son élimination prématurée du tournoi.

Le milieu : Dur de trouver l’alchimie entre la nécessité de récupérer, se replacer sur les phases défensives et créer du jeu, attaquer. Je privilégie la deuxième option et tente le pari osé d’associer Schweinsteiger, avec à sa gauche Iniesta et à sa droite Xavi.

L’attaque : Sans hésitation, je confie les clés du jeu à Diego Forlan, qui à juste titre a été élu meilleur joueur de la compétition. Ses buts sont tous aussi beaux les uns que les autres, mais son influence dans le jeu est tout aussi remarquable, sans parler de ses coups de pieds arrêtés. En pointe, sans surprise, je confie à Müller et Villa le soin de « planter » des buts.

Nombreux sont ceux qui auraient mérités de figurer dans ce onze-type. Je pense à Eduardo et Kingson, respectivement gardiens du Portugal et du Ghana, à Maicon, Lham, Mertesacker, Salcido, Khedira, Arévalo, Sneijder, Robben, Kevin Prince Boateng, Özil, Asamoah Gyan, et j’en passe… mais il ne fallait en retenir qu’onze.

A vous de jouer. Délivrez moi votre onze idéal…

Sat

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«Voilà ! C’est fini»

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9 notes | moyenne : 4,44 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

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Voilà ! C’est fini, comme dans la chanson de Jean-Louis Aubert. La dix-neuvième coupe du monde a rendu son verdict hier soir du côté de Johannesburg. L’Espagne, grande favorite du tournoi n’a pas raté sa première finale, contrairement aux Pays-Bas qui s’inclinent pour la troisième fois à ce stade. La « Roja » devient ainsi la huitième sélection à inscrire son nom au palmarès Mondial, depuis la création de cette compétition. Cette finale n’a pas dérogé à la règle, faisant son lot d’heureux et de malheureux, avec des larmes de joie d’un côté, des pleurs de l’autre, des joueurs aux anges, d’autres inconsolables, des supporters en liesse, d’autres abattus. Si le réveil sera difficile lundi matin à Amsterdam, la nuit s’annonce très chaude du côté de Madrid, où les héros sont attendus dès demain, avec leur nouveau maillot floqué de la fameuse étoile, leur première.

On attendait Iniesta, Villa, Sneijder, Robben, on a eu droit à M. Webb. L’arbitre Anglais a longtemps été le seul à se mettre en valeur, tant les vingt deux joueurs lui ont donné du travail. Enfin, surtout les Hollandais qui ont fait preuve d’un engagement plus que limite, bien déterminés à ne pas laisser les Espagnols  développer leur « toque ». Avec du recul, on se demande encore où l’arbitre a trouvé la place pour inscrire les noms des joueurs qui ont écopé de « biscottes » sur son petit carton. C’est dire la tension qui entourait ce match. Fort logiquement, les « Oranje » ont fini la rencontre à dix après une énième faute commise à l’encontre d’Iniesta, qui se vengera de la plus belle des manières à la 116ème minute, offrant le titre suprême à son peuple. Car si l’Espagne a fait l’essentiel du jeu, paradoxalement c’est Robben qui a eu les deux meilleures occasions de la rencontre, lui qui a perdu sa deuxième finale en l’espace de quelques semaines. Longue à démarrer, il aura fallu attendre les prolongations pour que cette finale ressemble enfin à un match de football.

Les Espagnols ont assumé leur statut, et leur victoire paraît des plus méritées. Pas forcement sur ce qu’on a vu dans ce match, mais plutôt par rapport à ce qu’ils nous montrent depuis quatre ans. « Le football a gagné », la citation est signée Andres Iniesta, symbole de cette équipe Espagnole et de ce style de jeu.

Viva España !

Sat

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«Le bouquet final»

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10 notes | moyenne : 4,40 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

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Je le mets, je le mets pas ? Allez, je le mets, mais en toile de fond. J’ai longtemps hésité à regarder le match pour la troisième place entre l’Allemagne et l’Uruguay. Qu’est ce que je m’en serais voulu de l’avoir raté. C’est l’un des plus beaux matchs de cette coupe du monde auquel j’ai assisté. Pas moins de cinq buts, dont une pure merveille signée, une fois n’est pas coutume, Diego Forlan. C’est que « le sorcier » ne se contente pas uniquement d’inscrire des buts, il y met la manière. Ses trois dernières réalisations face au Ghana, aux Pays-Bas et hier soir face à l’Allemagne, sont toutes aussi belles les unes que les autres. Du grand art, avec un grand A. Il a même failli prendre seul la tête du classement des buteurs à la dernière seconde des arrêts de jeu, lorsque son coup franc magistralement tiré, est venu s’écraser contre la barre transversale de Butt, le gardien Allemand. Un finish à l’Uruguayenne, comme la « Celeste » nous y a habitués depuis quelques temps. L’histoire retiendra que la « National Mannschaft » est troisième de la compétition, que sa révélation Müller, qui a encore frappé, a été désigné joueur du match. Mais les hommes de Tabarez n’ont pas à rougir, loin de là, ils font un beau quatrième. Nul doute que les uns et les autres seront fêtés comme il se doit à leur retour au bercail, parce qu’ils le méritent. Place maintenant à la grande finale, au bouquet final.

Ce soir, nous connaîtrons enfin le nom du vainqueur de cette dix-neuvième édition de la coupe du monde. Qui de Van Bronckhorst ou Casillas soulèvera le précieux trophée ? Avantage à l’Espagne, tant sa mécanique semble parfaitement huilée, programmée pour sonner ce soir sur les coups de 22h15. A moins qu’un grain de sable ne vienne enrayer la machine, en provenance de Hollande, plus réputée pour ses fleuves que pour ses plages, l’opposition de style risque d’être flagrante, entre  les deux formations qui pratiquent un jeu radicalement différent. Comble du sort, le « toque » Espagnol se rapproche du « football total »  pratiqué par les Hollandais, dans les années soixante dix, et immortalisé par Johan Cruyff. Tout le monde attaque, tout le monde défend. Aujourd’hui marque de fabrique du FC Barcelone, pourvoyeur numéro un de joueurs de la «Roja», ce style réadapté à la sauce Catalane fait le bonheur de la sélection Espagnole depuis prés de quatre ans. Pour le coup, qui est mieux placé que les « Bataves » pour savoir comment contrecarrer ce système ?

Les « Oranje », dont la défense semble constituer le seul point faible, auraient tout intérêt à ne pas trop laisser le ballon à leurs adversaires, sous peine de le payer cher. Quelque chose me dit que la bataille du milieu de terrain, pour la conquête du ballon, va faire rage. Mais cette rencontre ne se limitera pas à une opposition de style. Qu’importe la manière, ce soir seul le résultat comptera, les deux pays courant après un titre mondial depuis la nuit des temps. L’occasion est trop belle pour ces deux équipes qui semblent s’être données rendez vous ce 11 juillet à Johannesburg depuis longtemps. Elles sont là, au complet, prêtes à en découdre, une bonne fois pour toutes.

Pour autant, l’affrontement ne s’arrête pas là. Parmi les vainqueurs, se trouvera peut être le meilleur buteur de la compétition, mais surtout le futur ballon d’or FIFA. Pas moins de cinq postulants seront sur la pelouse de « Soccer City », Iniesta, Villa, Xavi, Sneijder, Robben. Tous les éléments semblent réunis pour que ce bouquet final soit une apothéose. Et c’est là ma plus grande crainte, que ce qui est annoncé comme un feu d’artifice ne soit qu’un pétard mouillé, que l’enjeu prenne le pas sur le jeu, que les joueurs soient tétanisés par l’évènement. J’espère me tromper, en souhaitant qu’une énième erreur d’arbitrage, qui sont devenues légion en Afrique du sud, ne vienne pas gâcher la fête.

Que le meilleur gagne !

Sat

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