Un match pas si amical que ça

J’ai assisté à mon premier match de l’OM, version 2011-2012. En effet, j’étais parmi les 3500 spectateurs qui avaient pris place dans les tribunes du stade Francis Turcan à Martigues, pour voir les Marseillais affronter Montpellier.
Accrédité pour avoir accès à la pelouse, je n’ai d’ailleurs pas manqué l’occasion d’aller la fouler et d’échanger quelques mots avec entre autres Didier Deschamps. J’y ai trouvé un entraîneur extrêmement disponible, détendu et souriant qui ne manquait pas au passage de me chambrer sur mes prestations dans l’émission «Veille de match» sur OMtv. Autant le dire tout de suite, l’ambiance était bon enfant.
Mais ça n’allait pas durer. La faute à un engagement plus que limite des Montpelliérains dès le coup d’envoi. Mathieu Valbuena en faisait d’ailleurs les frais à plus d’une reprise. Positionné en 10 derrière Jordan Ayew qui occupait le poste d’avant centre, « Petit vélo » a eu droit à un traitement de choc de la part des défenseurs adverses. A tel point que Mr Piccirillo devait interrompre le match à plusieurs reprises pour calmer les uns et les autres.
Ce qui ne refroidit d’ailleurs pas les ardeurs des joueurs de René Girard qui distribuaient de plus belle des coups ci et là, avec en chef de file Cyril Jeunechamp. L’expérimenté défenseur Montpelliérain en venait même aux mains avec André Ayew, suite à un énième contact entre les deux hommes. Ce qui me faisait dire à ma camarade que ce match n’avait d’amical que le nom. En témoignait l’échauffourée qui s’en suivait au centre du terrain avec Jordan, venu prêter main forte à son grand frère, face à…je vous le donne en mille, Cyril Jeunechamp. Ce qui valait à ce dernier un carton jaune et de sacrés hués de la part du public acquis à la cause des phocéens.
Face à ce contexte plus que surprenant pour une rencontre dite « amicale », les deux entraîneurs étaient même appelés par l’arbitre afin de calmer le jeu. Autant dire que la mi-temps était bien venue pour renvoyer tout ce petit monde au vestiaire.
Ces contacts, frictions à répétitions ont disons le, pourri le match. Pourtant les Montpelliérains n’avaient visiblement pas besoin de ça. Ils ont largement dominé les débats, et pas que sur le plan physique. Mieux en place, plus disponibles, surtout durant les 45 premières minutes, ils n’ont pas volé leur victoire (1-0), grâce à un superbe coup franc de Belhanda qui a éclaboussé de tout son talent la première période. Indiscutablement mon coup de cœur parmi les adversaires.
Côté Marseillais, j’ai beaucoup apprécié la partie de Morel, très en jambes, infranchissable, jouant souvent à une touche de balle, ce qui eut le mérite d’accélérer le jeu. Mais ma préférence ira tout de même à Omrani qui a dynamité l’attaque à son entrée en jeu. A plusieurs reprises, il s’est retrouvé au départ et à l’arrivée d’actions fort dangereuses qui auraient mérité de faire mouche. Son entente avec Lucho, rentré en même temps m’a séduite. Autant dire que Billel mérite largement sa place dans ce groupe à mon sens.
Pour conclure, si je devais mettre une note à cette rencontre, je mettrais 4/10. Tant parce que l’engagement physique démesuré des Montpelliérains a gâché la première mi-temps même si l’OM en face a voulu répondre par le jeu. Pour autant, je ne m’inquiète pas plus que ça compte tenu du fait qu’il ne s’agit que du deuxième match de préparation. La route est encore longue avant la reprise. Ce que ne manquait pas de me rappeler Didier Deschamps, José Anigo et Alou Diarra à l’issue de la rencontre.
Car là aussi, privilégié que j’étais, j’ai eu accès aux vestiaires pour y réaliser des interviews pour le compte d’OM.net et OMtv. Autant vous dire que l’ambiance y était nettement plus détendue que sur le terrain. La tension était retombée. Les sourires étaient de retour sur les visages, à commencer par celui du coach qui ne manquait pas de me charrier une dernière fois avant de reprendre la route.
Sat



Faut-il s’attendre à d’autres départs que ceux de Taïwo et Heinze? Probablement. Dans la presse, on a entendu parler de Lucho Gonzalez, d’Edouard Cissé, Cesar Azpilicueta… Il fût un temps, les médias ont même évoqué un possible départ à l’étranger de Steve Mandanda ou Mathieu Valbuena, lesquels ont aussitôt démenti et réaffirmé leur attachement au club. De là à aller jusqu’à dire de manière certaine et définitive qu’ils seront encore olympiens la saison prochaine serait pour autant aventureux. S’il est un domaine où tout est possible, c’est bien le football.
Quoi qu’il en soit, compte tenu de la physionomie de la rencontre, pour ce que j’en ai vu dans un large résumé, on ne pourra pas taxer l’OM de ne pas avoir joué le jeu. Menés 2-0 à la mi-temps, les Olympiens sont revenus à 2-2 grâce à l’inévitable, que dis-je l’innarêtable Loïc Remy. 5ème but en 5 matchs pour l’ancien Aiglon, qui porte ainsi son total à 16 sur l’ensemble de la saison, si l’on compte le but qu’il avait inscrit avec l’OGC Nice avant de rejoindre l’OM.

Et comme souvent dans ce cas, l’adversaire finit par revenir au score. Mieux, ils sont même parvenus à mener. Avant qu’André Pierre Gignac tout juste entré sur la pelouse, ne se rappelle au bon souvenir du public Lorientais en inscrivant le but égalisateur de l’OM, son huitième en championnat. Un plat du pied assez précis et puissant pour se loger entre le poteau et Capone.



