C’est ça, l’OM !
Mieux qu’un clip, ou des souvenirs d’« anciens combattants », le week-end dernier a rafraichi la mémoire de tout le monde sur ce qu’était l’OM. Et à quel point ce club, au sens large du terme, était unique.
Pour les plus jeunes, ce fut même la découverte. Depuis le temps qu’on leur rabâchait nos vieilles histoires à vous hérisser les poils, ils ont enfin vu par eux-mêmes. Et eu la chair de poule.
Sur ce qu’on a pu lire dans la boite aux lettres du blog, les plus minots avaient eu beau imaginer pendant toutes ces années, ils étaient encore loin du compte. Plein les yeux.
Il n’y a pas que les supporters qui ont pris une belle claque dimanche dernier devant le spectacle mémorable de cette foule grouillant de ferveur sur le Vieux-Port.
Les joueurs d’aujourd’hui, eux-aussi, ont compris ce qu’était Marseille. Pareil, José et Didier leur avaient probablement touché un mot sur la passion OM en leur faisant passer « l’entretien d’embauche ». Aux recrues, ils avaient du parler de cette ville, de ce volcan qui attendait tant d’entrer en éruption de nouveau. Mais entre un discours et 15 000 personnes qui vous fêtent en héros, l’impact est forcément différent.
On a envie de croire que ces moments mettront encore plus les Olympiens en appétit. Que l’envie de vivre plus grand, plus fort encore, leur tiraillera les tripes dans les prochaines semaines. Et qu’en mai prochain, ils feront redescendre les Marseillais dans la rue pour une liesse démentielle. Quand on y a goûté…
Quid de l’équité ?
C’est, certes, mal barré pour les Girondins, mais si d’aventure les hommes de Laurent Blanc atteignaient les demi-finales de la Ligue des Champions, ils disputeraient leur match en retard contre Valenciennes entre la 37e et la 38e journée de Ligue, le 11 mai. Rendant caduque le principe d’équité sportive qui veut que toutes les équipes jouent leurs deux derniers matches de la saison en même temps. Bon, d’accord, après le 3-1 de l’OL lors de la première manche, on attendra le retour avant de mettre à jour (une énième fois) son agenda.
MTP
Décidemment, cet OM-Sochaux (mercredi) sera singulier. Parce qu’il se jouera cinq mois après son report, bien sûr. Mais aussi parce que le premier huis clos partiel de l’histoire du Vélodrome atténuera l’ambiance. En haut du Virage Depé, il y aura un trou à côté des Dodger’s. Les abonnés MTP ne pourront accéder au stade. Leur carte a été désactivée pour ce match. En cause, les fumigènes allumés pour l’anniversaire du groupe, le 4 octobre dernier. Les responsables du Marseille Trop Puissant ont décidé de ne pas interjeter appel, pour que le Club ne risque pas un huis clos total. Une attitude responsable. On aimerait bien que certains préjugés visant les supporters marseillais n’y survivent pas.
Laurent Oreggia


Dans le train et la grisaille nous escortant vers Paris, cette réflexion, ou plutôt cette question : Y a-t-il, samedi, une malédiction à vaincre ? Un mauvais œil qui nous zieuterait depuis 17 ans et à qui il serait temps de dire d’aller regarder ailleurs ?

« Jeu de main, jeu de vilain ». On entend beaucoup ça quand on est petit. Je n’étais pas bien vieux (12 ans) quand c’est devenu bien concret. Tristement inoubliable. Vous l’aurez vite compris, c’était un soir d’avril 1990.
Promis, je ne vous parlerai pas de sécurité, de peur, de dispositif. Ces mots se sont déjà bien assez invités dans les pages sportives ces derniers jours. Anxiogène à souhait. Ou alors juste pour saluer l’initiative responsable des supporters olympiens, qui ont préféré faire une croix sur un déplacement (qui leur tient particulièrement à coeur, rappelons-le) plutôt que de l’effectuer dans ces conditions.
L’OM a mâché danois



