L’OM est un soleil

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soleil2Avez-vous regardé « les Guignols de l’info » jeudi soir ? On y voit un supporter marseillais qui, quelque soit le sujet abordé par PPD avec son invité (Fillon, Sarkozy, la Grèce,…) surgit à l’écran pour y crier : « On s’en fouuuuut, on est champioooooons ! ».
C’est caricatural (normal) mais plutôt bien vu. C’est effectivement ça l’OM, tel qu’il est vécu à Marseille. Un soleil qui, quand il brille comme mercredi, embellit le quotidien, réchauffe le cœur, rend fier, et repousse les soucis à l’arrière plan. Au moins, un temps. Mais qu’est-ce qu’il est précieux ce moment-là.
Le phénomène dépasse d’ailleurs largement le cadre local. On ne l’a pas découvert cette semaine, mais on a de nouveau pu bien le mesurer, grâce aux vidéos qui circulent sur le net.
On vous montrait hier celle de supporters olympiens faisant la fête… sur les Champs-Elysées. On vous en propose une autre tout aussi folle, toujours dans le supposé fief du PSG, dans le quartier Montparnasse. La scène se déroule devant un café qui retransmet le match. Elle débute cinquante secondes avant le coup de sifflet final de mercredi. La suite est une image de bonheur de plus à coller dans l’album de l’OM 2010/11. On imagine assez facilement le calvaire des voisins, fussent-ils abonnés au Parc des Princes, d’entendre ça sous leurs fenêtres… Et dire que certains jugent incongrue l’ouverture d’une boutique de l’OM à Paris…

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Maintenant que les pendules sont à l’heure, on attend que la fête trouve son prolongement contre Grenoble. Avec la remise du trophée. La photo qui manque encore pour arrêter de se pincer pour y croire.

Mémoire courte
Ce soir, on ne sait pas exactement à quel lendemain de fête s’attendre à Lille. Malgré le professionnalisme de Didier Deschamps et ses hommes, les célébrations auront forcément laissé des traces. Et le LOSC joue sa peau en Ligue des Champions. Cela n’augure pas une 23e victoire marseillaise. Mais qui sait ?
Les Lyonnais pensent savoir. Ils l’ont déjà dit par voie de presse. Amusant retournement de situation. Après les années de fiestas à Saint-Trop’ alors que le championnat n’était même pas terminé, l’OL se cabrerait désormais devant l’éventuel relâchement du champion ? Claude Puel n’a pourtant pas pu oublier qu’aux commandes du LOSC il avait déboulonné un OL en roue libre (4-0 !) en 2006 pour gagner son billet pour la C1. Au détriment de l’OM.
Allez, rassurons les Gones. Avec un match en plus à jouer (mercredi contre Monaco, repoussé pour préparer la demi-finale face au Bayern), ce sont eux qui ont leurs cartes en main. Pas les Phocéens.

C’est à la fin du bal…
Après le tour d’honneur, les récompenses. Deux sont au programme. La cérémonie des Trophées du foot dimanche, puis, dans un genre très différent, mardi, l’annonce des sélectionnés pour le mondial. Si tout le monde est d’accord pour dire qu’un titre sacre la meilleure équipe, on aurait du mal à concevoir que ses plus dignes éléments n’y figurent pas. En masse, hein !

Laurent Oreggia

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La 2e finale de la saison

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bn_ill_omajaCette semaine, il y a une finale. En fait deux. Mais si le PSG n’avait pas reçu une fessée à  Grenoble en match avancé, on aurait presque oublié le rendez-vous du Stade de France de samedi.
Non, la vraie « finale » c’est bien sûr celle du championnat, ce vendredi à Auxerre. En jeu, il n’y aura pas de trophée à aller chercher à la tribune, mais trois points qui pèsent très lourd.
Sur la pelouse d’une équipe qui a plus le goût du contre que du jeu, l’OM va disputer en quelque sorte sa 2e finale de la saison, après celle de la Coupe de la Ligue.  Puisse-t-elle être aussi bien maitrisée.
Seul un succès icaunais pourrait contrarier la marche en avant olympienne. A l’inverse, en cas de victoire marseillaise, la messe serait presque dite à l’Abbé-Deschamps.
Auxerre contre qui l’OM avait été sacré un joli soir de mai 1989 puis en 1991 (*). Auxerre chez qui les Olympiens étaient aussi allés signer le succès décisif du titre 1990 grâce à Francescoli et Papin (un rush formidable de 50 mètres conclu en finesse devant Martini).
L’histoire a ceci de plaisant qu’elle réserve parfois des clins d’œil. Sans jouer les superstitieux, on a bien envie d’y voir un signe…

blog_arbitre La polémique inutile
« Piccirillo le drôle de choix », titrait L’Equipe mardi, évoquant la désignation de cet arbitre né à Martigues pour diriger AJA-OM. Sous-entendu : un Provençal de naissance sera-t-il suffisamment neutre dans ce match si important ? Et ce alors que le règlement est respecté, puisqu’il est rattaché à la Ligue de… Paris. Polémique inutile.
Etrangement, le fait que monsieur Turpin, encarté Ligue de Bourgogne, se soit retrouvé au sifflet du dernier match des Olympiens n’avait pas bénéficié de la même publicité. Tant mieux, du reste.

bn_blog_anciens

On aurait du en mettre 12
C’était l’exercice impossible. Composer l’équipe-type des 110 ans de l’OM fut un joyeux casse-tête auquel les supporters se sont prêtés avec bonheur ces derniers mois sur notre site.
Des dizaines de milliers de votes plus tard, six élus (Boli, Mozer, Bonnel, Amoros, Deschamps et Skoblar) étaient ovationnés par le stade avant OM-St Etienne. Un chouette moment, vraiment.
Mais aussi le début de discussions sans fin. Et pourquoi pas Pelé ? Et Ben Barek ? Un passionné nous a même fait savoir qu’il avait monté un blog pour pétitionner contre l’absence de Magnusson. Sa complainte est joliment écrite et argumentée. On vous donne donc le lien et l’occasion de poursuivre le débat : http://tbaudibert.blogspot.com/

Laurent Oreggia

* De cette soirée de sacre, en 1991, on se rappelle d’ailleurs d’une anecdote : Guy Roux tout heureux de voir les stars phocéennes échanger leur maillot avec ses joueurs à la fin du match. Pourquoi ? Parce qu’ensuite, les Olympiens avaient entamé leur tour d’honneur devant les caméras, avec la tenue bourguignonne sur le dos, offrant ainsi une jolie pub involontaire pour le sponsor des Auxerrois.

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Ne pas s’y croire aujourd’hui pour mieux y être demain

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bloghDésolé d’être à contre-courant. On aimerait vous accueillir sur OM.net avec « Droit au titre » écrit en gros. On aimerait aller dans le sens de l’enthousiasme débordant de celles et ceux que l’on croise à la machine à café. Et amplifier encore cette délicieuse sensation du retour au sommet. Mais on ne le fait pas. Pourquoi ? Parce que RIEN N’EST FAIT. Voilà. « On n’est encore champion de rien », a eu besoin de rappeler Niang. « Le risque de cette fin de saison ? Croire qu’on est arrivé », a appuyé Lucho.

Ce n’est pas un excès de prudence, ou une question de scoumoune, c’est une réalité. Ok, les Olympiens occupent la place la plus enviable. Oui, ils peuvent être mathématiquement sacrés dans une semaine, si une foule de résultats leur sont favorables. On les a fait ces calculs. Et cela nous a donné quelques palpitations.

Mais quand on lit que « c’est dans la poche », on se rappelle aussi qu’il y a quelques mois en arrière  beaucoup enterraient les Phocéens au moins aussi profondément que ne le sont les Bordelais aujourd’hui. Ou que ne le furent les Lyonnais, potentiels finalistes de la Ligue des Champions.

Didier Deschamps le dit, le répète, et peut-être va-t-il finir par le crier : le football est une affaire fragile. Où les certitudes ne sont pas une bonne compagnie. Et où 15 points en jeu, ce n’est pas rien.

Les deux matches de la semaine dernière n’ont pas du modifier sa perception : « On a frôlé la correctionnelle. Un petit grain de sable peut enrayer la machine. Il suffit de peu, encore plus à Marseille », a-t-il fermement souligné en quittant Bonal. Trois jours plus tard, l’OM gagnait encore. Mais en ayant cru pendant dix minutes que son butin de 5 points d’avance était en train de fondre. Quand Taiwo a marqué, le stade de la Libération portait bien son nom.

Ce serait sot d’occulter ces difficultés, de n’en tirer pour seule conclusion que « l’OM a la chance du champion », de ne retenir que les points engrangés. Ce titre, si on le veut, il va falloir se battre. Encore. Jusqu’au bout.

En deux journées et deux défaites, tout peut se retrouver par terre. Surtout avec une confrontation directe Auxerre-OM la semaine prochaine.

Pour ne pas entrer dans le jeu du conditionnel, pour se rendre en Bourgogne en position de force, les Olympiens doivent donc déjà passer au vert dimanche.

Didier Deschamps sait que le meilleur moyen de se faire doubler c’est de lever les bras avant la ligne d’arrivée. Faisons en sorte d’aller dans son sens, de ne laisser personne se griser. Pour mieux profiter, après. Et alors, là…

Laurent Oreggia

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En 2014, un nouveau Vél’

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blog_velDepuis quelques heures, on en sait plus sur ce que sera le « nouveau » Vélodrome. Désolé, pas de maquettes. Elles seront tenues secrètes jusqu’au choix du lauréat par la Mairie, en juillet.

En attendant les supporters peuvent aller donner leur avis et transmettre leurs attentes en se rendant dans les mairies des 8e et 9e arrondissements de Marseille (jusqu’au 19 mai).

Ils y découvriront le détail des informations annoncées hier lors de la « réunion publique de concertation ». Qu’a-t-on appris jeudi soir à l’Alcazar ? Commençons par le calendrier du projet. Après une ultime saison dans le stade tel qu’on le connaît, le chantier commencera durant l’été 2011, et durera trois ans.

L’OM débutera l’exercice 2014-2015 dans une caisse de résonnance de 65 000 places, entièrement couverte. Le confort de l’ensemble des spectateurs sera également amélioré.

Le club a fermement insisté pour que ses 42 000 abonnés ne soient pas lésés durant les travaux. Il s’agira donc de conserver cette capacité minimum pour les accueillir.

A part ça ? Le projet comprend aussi une « reconfiguration » des abords du stade : Bureaux, commerces (essentiellement de proximité), offre d’hôtellerie, parkings verront le jour. De plus, le stade Delort, qui jouxte l’enceinte côté Ganay, va être porté à 5 000 places pour accueillir des compétitions de rugby de haut niveau.

Vivement les derniers coups de pioches ! On a hâte d’entendre résonner le « Aux armes ! » version 2014. Pas vous ?

Laurent Oreggia

Photo : Roland Grunchec / OM

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Lucho, le commandant en chef

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blog_bc_1Sans faire de bruit, sans en faire des tonnes (jamais !), mais en étant d’une efficacité spectaculaire, l’Argentin tire drôlement son épingle du jeu depuis un petit moment. Après le pain noir, le blanc (et bleu). Les pépins physiques et autres grosses tuiles sont derrière lui. Loin.
Déjà, il y a ses coups de pied arrêtés. Et là, danger. Sur ses trois derniers matches, l’OM a ouvert trois fois le score grâce à son coup de patte. Côté gauche le plus souvent (Lens et Sochaux) mais aussi côté droit lors de la finale, Lucho dégrippe les situations. Avec trois têtes différentes à l’arrivée (Diawara, Brandao, Heinze), ce qui lui renvoie indirectement le gros du mérite.
Depuis quand l’OM n’avait plus compté dans ses rangs un frappeur aussi adroit ? Jean-Charles de Bono me cite, chronologiquement : Emon, Olarevic, et Stojkovic. Ce qui ne date pas exactement d’hier. Faîtes le test autour de vous, et observez. Pas sûr que les candidats soient légion. Vivement dimanche, le prochain corner !
Encore que, l’influence de l’Argentin ne se limite pas non plus à ces seules phases de jeu. N’oublions pas ses ouvertures en profondeur, le plus souvent à une touche. Trois balles de but mercredi. Deux pour Brandao, une pour Koné. Et une évidence : les automatismes sont là.
Lucho s’est ainsi installé tranquillement à la 2e place des passeurs du championnat. Qui parierait aujourd’hui qu’il ne sera pas sur la première marche dans un mois ?

blog_bc_3Les présents ont toujours raison
Mercredi, le Vélodrome a connu sa plus mauvaise affluence de la saison en championnat. Outre le huis clos partiel, et un horaire guère commode en semaine (19h), c’est quand même surtout la pluie qui aura découragé les abonnés.
On pourrait le déplorer… ou voir le verre à moitié plein. Plutôt que de donner tort aux absents, félicitons les présents. Ces 35 000 Marseillais, mouillés des pieds à la tête, qui sont restés jusqu’au bout soutenir leur équipe dans sa quête de première place.

blog_bc_2La marche en avant
Au risque d’énerver encore Panisse (un de nos plus fidèles lecteurs, sympathiquement chafouin dans ses commentaires), on se doit de dire que plus la saison défile, plus la ligne d’arrivée se rapproche, et plus l’OM semble en mesure de la franchir en premier.
Parce que Lyon va avoir la tête (et les jambes) en Ligue des Champions. Parce que Bordeaux semble se déliter en 2010. Mais aussi, et surtout, parce qu’en ne se manquant pas lors de l’enchaînement Lens-Sochaux, les Olympiens ont démontré qu’ils savaient éviter le gaspillage de points face à des formations certes libérées, mais aussi largement à sa portée. De bon augure, car ce qui reste du calendrier phocéen réserve plutôt ce type de rencontres-pièges que des sommets à couteaux tirés. Même s’il faudra, tempérons, aller à Lille et Auxerre.
L’OM avance donc sans se prendre la tête. Parole de Cheyrou : « On fonce dans un tunnel, en espérant voir la lumière au bout ».

Laurent Oreggia

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