Où vont les Bleus ?
A part en Afrique du Sud, il est plutôt difficile de répondre à cette question… Surtout au lendemain de la rencontre de préparation de mercredi face à l’Espagne. Pour ce match, le sélectionneur de l’équipe de France avait ajouté un soupçon de sang-neuf dans son groupe avec notamment des joueurs comme Ben Arfa (qui faisait son retour), et pour la première fois Benoît Cheyrou et Michaël Ciani. A la lecture de la liste publiée jeudi dernier, on pouvait légitimement penser que Raymond Domenech allait faire des tests, des assemblages tant en défense centrale, qu’en attaque. En guise de test, nous avons une confirmation : Julien Escudé n’a pas sa place en équipe de France ou du moins pas en tant que titulaire. Si Michaël Ciani a montré des carences, il a, lui, deux excuses : c’était l’Espagne en face et c’était son baptême du feu ! Par contre, il est aujourd’hui impossible de dire quelle charnière aligner à moins de 100 jours du début de la Coupe du Monde.
Le milieu de terrain semble être la seule zone où les incertitudes (mais pas forcément les inquiétudes) sont faibles. Toulalan, malgré son irrégularité, semble inamovible dans l’esprit du sélectionneur et Lassana Diarra démontre toutes les qualités que l’on attendait de lui.
L’autre grand chantier concerne l’attaque. Après une heure de jeu, Thierry Henry a montré ses limites mercredi soir au Stade de France et en trois ballons Djibril Cissé a fait mieux que lui en une heure… Le meilleur buteur des Bleus a ensuite laissé sa place à… Sidney Govou dont on sait parfaitement ce qu’il vaut avec les Bleus. Idem pour Malouda entré à la place de Ribéry.
Je serai peut-être accusé de chauvinisme marseillais mais pourquoi ne pas donner sa chance à Benoît Cheyrou et surtout à Hatem Ben Arfa… Ce jeune garçon est en feu actuellement et avec le génie qu’il possède dans ses deux pieds, il aurait peut-être (on ne le saura jamais) pu débloquer la situation.
En tout cas, à environ trois mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2010, Raymond Domenech ne s’est pas laissé de garde-fou. A la mi-mai environ, il dévoilera une liste (la dernière) qui comportera 23 noms… Pas un de plus. Alors à part « où vont les Bleus ? », on peut se poser une autre question : pourquoi prendre des joueurs pour ne pas les tester ?
Frédéric Rostain



On a suffisamment critiqué le sélectionneur des Bleus pour ne pas ici, et aujourd’hui, lui signifier toute notre gratitude d’avoir ramassé dans ses filets pour le prochain France-Espagne et Mandanda – il semblerait que pour Steve, la décision ne fut pas si évidente que ça… – et Benoît Cheyrou et encore Hatem Ben Arfa. Les alignera-t-il à un moment ou à un autre du match ? C’est une autre question dont lui seul connaît la réponse. La jurisprudence Chimbonda est encore dans toutes les têtes. Pas sûr que le Raymond sache encore orthographier son nom à ce défenseur perdu pour la patrie.
Si Marcel Duhamel a été, comme me le souffle mon érudit compère Alain Pécheral, le créateur des polars de la Série Noire chez Gallimard, son homonyme, Laurent Duhamel aurait la fâcheuse tendance à réécrire ces polars au détriment de l’OM… Disons les choses : nous n’avons jamais eu pour principe de nuire à un arbitre quel qu’il soit, mesurant l’extrême difficulté de la tâche pour ne pas dire du sacerdoce, mais comment fermer les yeux, se boucher les oreilles et tirer un trait sur l’histoire quand on sait que c’est- hasard ou pas ?- ce même arbitre, Laurent Duhamel, 41 ans, coté au plus haut niveau fédéral et international, qui, lors de la saison 98- 99, avait, lors d’un match à Auxerre, accordé un penalty invraisemblable à l’équipe de Guy Roux sous prétexte qu’il avait vu Daniel Bravo repousser le ballon de la main sur la ligne de but alors qu’il ne s’agissait que de sa poitrine ? L’AJA avait égalisé et l’OM perdu deux points, et le titre de champion quelques semaines plus tard au profit de Bordeaux… pour un point !
En début de soirée, la France connaîtra ses adversaires à la Coupe du Monde. Et pour la première fois, on lui souhaite le pire. Entre ceux qui le disent, et tous ceux qui le rêvent, pourvu que les Bleus tombent dans un groupe de la mort. Histoire d’en finir une bonne fois pour toute avec Domenech et son équipe comme certains l’espèrent… On n’aime plus ces Bleus… Trop dédaigneux, trop payés, trop présomptueux. Eh bien moi, j’aime les Bleus ! Et je le dis.



