Et Gnabouyou se présenta au point de penalty…

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32 notes | moyenne : 4,75 sur 5

gnabblogVous étiez peut-être inquiets en voyant que le cinquième tireur désigné par Didier Deschamps était un des joueurs les moins expérimentés sur la pelouse. Non pas que vous doutiez des capacités de ce dernier, mais le contexte, l’enjeu et l’adversaire rendaient l’exercice plus compliqué qu’en apparence. Retour sur une situation déterminante à plus d’un titre.

57 000 spectateurs retiennent leur souffle, Guy Gnabouyou se dirige vers le point de penalty pour tirer le cinquième et peut-être dernier tir au but marseillais. Le PSG mène 4-3. Ce n’est « que » le trophée des Champions mais la pression d’une telle situation n’en reste pas moins énorme.

A la clé, pas même l’opportunité de laisser exploser sa joie en cas de réussite, seulement l’éventuel soulagement de remettre l’OM en selle, de ne pas être celui qui aura laissé au PSG, rival de toujours, ce trophée des Champions.

S’il manque, c’est terminé. S’il marque, l’espoir subsiste.

Les pièges sont nombreux. Un pied trop ouvert et c’est le cadre qui se dérobe. Une puissance mal ajustée et le ballon peut s’envoler au dessus de la transversale. Plus simplement encore, un jeu de regard mal maîtrisé, une indication malencontreusement lâchée par une course trop prévisible et le très expérimenté Grégory Coupet sera sur la trajectoire.

C’est dans ce cadre pour le moins angoissant, que ce jeune joueur de 21 ans pose son ballon sur le rond blanc. Lui qui vient d’entrer 5 minutes avant le coup de sifflet final. Lui qui participe depuis deux saisons aux préparations estivales et matches amicaux mais qui ne comptait officiellement avant hier soir, que 58 minutes sous le maillot olympien.

Le cœur de chaque supporter bat la chamade et ce, sans jeu de mot volontaire faisant référence à l’opération à cœur ouvert qu’a subie le jeune garçon voilà 2 ans.

Il s’élance, on craint l’arrêt, le poteau, la « panenka » mal inspirée… il n’en est rien. Guy Kassa Gnabouyou appuie sa frappe, place son ballon et trompe Gregory Coupet.
5 partout balle au centre. La suite des évènements fera de Steve Mandanda et Edouard Cissé les héros de la soirée. Le lendemain, c’est bien les arrêts et frappes respectives de ces derniers qui tourneront en boucle sur les télés.

Gnabouyou lui, aurait pu être le grand perdant de cette séance de tirs au but, il restera comme le héros oublié qui a eu les épaules assez solides pour ne pas craquer.

« J’ai tiré naturellement. J’ai l’habitude de les tirer avec la réserve, mais évidemment pas devant autant de monde (…) Si je ratais, on perdait. Alors ma réussite a été un soulagement », raconte-t-il ce vendredi dans La Provence.

A l’heure où le fantasme récurrent du mercato laisse entendre à qui le veut bien que son idole Didier Drogba pourrait revenir à l’OM, Guy Gnabouyou lui, était bel et bien présent sur la pelouse hier soir. Sa nouvelle coupe de cheveux  pourrait d’ailleurs laisser sous-entendre que le numéro 29 olympien a grandi, qu’il ne cherche plus à ressembler à quiconque. Le moment serait-il venu pour ce marseillais de naissance de commencer à écrire sa propre histoire, quelle qu’elle soit. Cela passait, peut-être, par ce tir au but.

Sébastien Iglesias
Journaliste d’OM Médias

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Le petit frère grandit

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45 notes | moyenne : 4,47 sur 5

logo_blog1011C’est le petit frère d’OM.net. Malgré son jeune âge (il est né l’automne dernier), il a déjà son caractère. Ses humeurs. Celles de la rédac’ des médias OM. De Dominique. Les miennes, sous forme d’un bloc-notes. D’autres contributeurs, aussi. Pour la Coupe du Monde, une nouvelle signature s’est ajoutée. Celle d’une figure majeure de la scène rap marseillaise, Sat. Chaque jour, son clavier martèle ses coups de cœur et coups de mou sur le Mondial. Et vous fait réagir. Il s’invite même dans les commentaires pour y poursuivre la discussion.
Il y a aussi eu tout au long de la saison ces invitations à afficher vos couleurs, et ces centaines de photos reçues en retour.

Le petit frère continue de grandir. Aujourd’hui, la « sidebar », cette jolie colonne à droite, s’est enrichie d’un fil Twitter. Une autre façon de suivre la compétition avec les « gazouillis » (tweets) piochés sur le site de micro-blogging.
Le blog a aussi fait peau neuve cette semaine. Nouveau logo, nouvel habillage. Rafraichissant, non ?
Et puis, il y a les commentaires. L’essence même d’un blog. Vous êtes des milliers à nous lire (65 000 en mai), mais encore trop peu à franchir le cap de la réaction. Comme on s’est dit que ce n’était peut-être pas que de la timidité, on a cherché à simplifier encore les moyens de poster. Vous n’avez pas de compte sur le blog, et nulle envie d’en créer un ? Nous faisons le pari que comme une majorité (toujours plus grande) de mortels, vous avez au moins un compte facebook. Utilisez le bouton « f connect » avec vos identifiants facebook, et participez à votre tour à la discussion.
On aimerait bien que vous sautiez sur l’occasion pour nous dire ce qui vous plait et vous convient moins sur Le Blog. Ce que vous souhaiteriez y trouver la saison prochaine. On ne le dira jamais assez, ce blog est le vôtre.

Laurent Oreggia
Responsable d’OM.net

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Le calme avant la tempête

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15 notes | moyenne : 4,20 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

Quand je lis tout ce qui se dit sur d’éventuels transferts, départs, arrivées au sein de l’effectif de l’Olympique de Marseille, je n’ose imaginer une seconde ce que cela aurait pu être si la coupe du monde n’était pas passée par là. En effet, pour l’instant, tous les yeux et tous les esprits sont tournés vers l’hémisphère sud et cette dix-neuvième phase finale de coupe du monde qui peine tant à trouver son rythme de croisière. En tous cas, elle a au moins un mérite, celui de canaliser toutes les attentions, ce qui pour le coup permet aux dirigeants marseillais de travailler dans le calme et la sérénité.

Le doublé championnat de France – coupe de la ligue réalisé par les coéquipiers de « Mamad’ » n’a laissé personne insensible. Pour autant, le sacre tout juste acquis, supporters et spécialistes se projetaient déjà vers l’avenir. Avenir proche, celui de l’exercice 2010-2011, au sein duquel l’OM focalisera tous les regards. Ce n’est un secret pour personne, Didier Deschamps souhaite logiquement renforcer son groupe, lui apporter de la valeur ajoutée. On a évoqué l’arrivée d’un grand attaquant, d’un milieu défensif, d’un arrière droit, rien que ça. Pour le coup, pas un jour ne passe sans que les rumeurs les plus folles comme les plus infondées ne circulent sur la toile. De Forlan à Gilardino, en passant par Hulk, Suarez, Gignac ou encore Henry, tous ont été annoncés comme de potentielles recrues olympiennes. Et je vous en passe… Mais ce qui est valable dans un sens l’est aussi dans l’autre. Tout juste auréolés de leur récent titre de champions, nombre de nos meilleurs joueurs sont annoncés sous d’autres cieux et pas des moindres. Si ces « ragots », car on peut les qualifier en tant que tels, prêtent moins à rire, ils ont au moins le mérite d’être flatteurs.

Chers supporters, dormez sur vos deux oreilles. Quand on voit la qualité du recrutement de la saison dernière, nul doute que le prochain sera tout du moins à sa hauteur. Messieurs Dassier, Deschamps, Anigo et consorts, profitez quant à vous de ces quelques instants de répit que l’Afrique du sud vous offre jusqu’au 11 juillet. En d’autres termes, savourez le calme avant la tempête.

Sat

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DD ou le Destin Doré

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29 notes | moyenne : 4,21 sur 5

dd_blogDans la nuit de samedi à dimanche prochain, nous perdrons une heure de sommeil, changement d’horaire oblige. Si, par bonheur, nos joueurs accrochent la Coupe de la Ligue, ils ne verront pas le temps passer, nos supporteurs non plus. On se moque de dormir quand on se sent en vie et heureux. Cette finale face à Bordeaux, nous voulons à toute force qu’elle soit belle et pleine et surtout victorieuse. Dix sept ans à Marseille qu’on attend le soleil sous la forme d’un trophée qui ne soit pas en bois ou en toc. La patience est l’art d’espérer, dit avec sagesse le philosophe. Eh bien, vive le philosophe surtout s’il porte les couleurs de l’OM !

Il se murmure qu’en perspective de la Ligue des Champions et du quart de finale aller contre Lyon qui viendra trois jours plus tard, les Girondins aborderaient cette finale au Stade de France sur la pointe des pieds et que Laurent Blanc serait susceptible de laisser quelques joueurs- clés en réserve. Info ou intox ? On verra sur place en sachant que l’objectif de Didier Deschamps, lui, ne variera pas : gagner, gagner, gagner !
La culture de la gagne est chez DD comme une seconde peau. De même que parfois, souvent même, la chance l’a accompagné dans toute sa carrière de joueur puis d’entraîneur. On ne voit aucune raison pour que le destin doré de Didier se trouve contrarié dans les semaines à venir. Il est grand ce petit homme.

Un succès ce samedi projetterait à coup sûr notre équipe dans une formidable dynamique. Trop tôt, beaucoup trop tôt, pour évoquer le titre de champion. Reste que le mois d’avril qui s’annonce, peut être un bon tremplin avant la toute dernière ligne droite. Au programme, cinq matchs : trois à domicile, Lens, Nice et Saint- Etienne, deux en déplacement à Boulogne et sans doute à Sochaux pour un match de rattrapage. En comparaison avec le calendrier de nos rivaux, et notamment celui de Lyon, c’est de la purée mousseline, vite avalée, vite digérée, et 15 points à l’arrivée ? Dans ce cas, oui, et vraiment, nous pourrions envisager le titre. Mais chut ! Les dix sept ans de disette nous obligent à plus grande discrétion et à la plus parfaite humilité.
A plus.

Dominique GRIMAULT
Directeur OM Médias

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Droit dans le dur

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18 notes | moyenne : 4,11 sur 5

100312_blogLe nul plein de promesses arraché à Lisbonne n’est qu’un début. Celui d’une possible qualification en ¼ de finale de C3 jeudi prochain, celui surtout d’une quinzaine colossale pour les Olympiens. Pour un crescendo jusqu’au Stade de France.
L’OM en sortira costaud comme jamais ou (presque) totalement déplumé. De fait, des trois compétitions dans lesquelles le club est engagé, toutes connaitront soit un virage décisif, soit une issue finale avant la fin du mois de mars.

Le calendrier est implacable. S’il faudra écarter définitivement Benfica et soigner quelques vieilles rancœurs, le championnat propose aussi du lourd. Il s’agira d’abord d’aller au Stadium dimanche pour en découdre avec le TFC. Ok, ils sont moins en verve ces derniers temps, ils sont privés de leur chef de bande Gignac mais il est facile d’imaginer les violets remontés comme des pendules à l’idée de faire tomber l’OM. Histoire de sauver un peu une saison maussade.

Que dire ensuite du OM-Lyon une semaine plus tard ? Ce sera le deuxième round du match le plus dingue de la saison (et les 10 buts à Gerland), face à des Gones qui doivent marcher sur l’eau après leur exploit royal à Madrid, le tout entre deux équipes séparées d’un point au classement malgré le match en retard des Olympiens. Suffisant pour mesurer l’électricité qui régnera sur la pelouse et dans le tribunes du Vél’. Et l’OM d’en savoir alors pas mal sur son avenir en L1…

Le meilleur pour la fin mars. Le Stade de France en bleu et blanc, devant le champion en titre et concurrent numéro un en championnat afin de s’adjuger une finale qui a vraiment de la gueule, pour une fois.

L’OM va droit dans le dur on vous dit mais il a de la charpente. Avec un Ben Arfa dont le déclic semble bel et bien établi (s’il se met à marquer de la tête…), un Lucho qui connaît le jeu comme s’il l’avait fait ou, sans citer tout le monde, une charnière Mbia/Diawara qui pourrait faire des ravages sous une raquette de NBA, il semble en effet bien armé pour la bataille.

Emmanuel Jean

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