C’est pas gagné

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17 notes | moyenne : 4,65 sur 5

oeil_sat_p

Je dois commencer par vous avouer une chose. J’ai eu du mal à «entrer» dans ce match amical qui opposait l’équipe de France à la Croatie. La raison ? Elle est toute simple. A cause des maillots ! Entre la marinière des Bleus qui me donnait l’impression d’assister à une publicité long format pour le dernier parfum de Jean-Paul Gaultier, et d’autre part la «casaque» des croates qui ressemblait plus à une tunique de jockey qu’à un maillot de foot, ça faisait beaucoup. Pour tout vous dire, je n’arrive pas à me faire à ce nouveau maillot de l’équipe de France. Et si l’on ajoute à cela une rencontre comme celle d’hier, c’est pas gagné.
edf_blogQu’est ce que je me suis fait c…. Pardon, je voulais dire, qu’est ce que je me suis ennuyé ! Là aussi, je dois confesser qu’à plus d’une reprise j’ai zappé sur M6 pour voir X Factor histoire de me changer un peu les idées. Mais aussi pour éviter de m’endormir. Parce qu’il faut le dire, cette partie était soporifique. Je recommande vivement les matchs des Bleus à tous ceux et celles qui souffrent de troubles du sommeil. C’est radical. On ne va pas se mentir. Il ne s’est pas passé grand chose lors de cette rencontre, pour ainsi dire rien. Qu’a-t-on eu à se mettre sous la dent ? Un loupé de Benzema en première mi-temps et un rush de Rami en seconde période dont la frappe terminait sa course sur le poteau. C’est tout. Et pour le reste ? Pour le reste, on reviendra, ou pas…
Oui, je suis dur avec cette équipe. Probablement parce que j’attends plus d’elle. Peut-être trop d’ailleurs. L’ombre de France 98 est toujours présente. Et celle de Knysna ne s’est toujours pas estompée. Il faut laisser le temps au temps comme disent les anciens. Et je pense au plus profond de moi que d’ici quelques mois ou quelques années, l’équipe de France retrouvera sa grandeur et nous fera à nouveau rêver. Enfin, je l’espère.

La bonne entrée de Ribery

ribery_blogEn tous cas, s’il en est un qui ne m’a pas déçu. C’est Franck Ribery. Entré à une demi heure de la fin, dans un contexte hostile et sous une pluie de sifflets, il a tiré son épingle du jeu. Positionné à gauche en lieu et place de Florent Malouda, il a dynamité le jeu par ses prises de balle, ses contrôles orientés déstabilisants pour les adversaires, sa vitesse, sa percussion, sa disponibilité et surtout son envie. Du «Francky» quoi !
Bien évidemment, il a des choses à se faire pardonner. Mais pas plus que d’autres non plus. En tous cas, en 30 minutes, il a démontré et prouvé à chacun que l’on ne pouvait pas se passer de lui. Je pense même pouvoir affirmer qu’il a réussi son pari, car plus le temps passait et plus les sifflets laissaient place à des applaudissements. D’ailleurs, sur une superbe ouverture d’une trentaine de mètres, il aurait pu délivrer une passe décisive à Loïc Rémy qui était parti à la limite du hors jeu. Malheureusement l’attaquant marseillais échouait dans son duel face au portier croate. Dommage, car Loïc aurait ainsi fini la soirée en héros. Espérons que ce ne soit que partie remise, et qu’il inscrive pourquoi pas le but victorieux dimanche soir du côté de Lens… avec l’OM bien sûr.

Sat
Photos : Y. Parienti / FFF.fr – Antonio Mesa 2011

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Cent fois Cheyrou que Gourcuff

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26 notes | moyenne : 4,73 sur 5

oeil_sat_p

Sur un plan comptable, les Bleus ont réalisé une bonne opération en allant s’imposer au Luxembourg, le petit poucet de la compétition sur le score de 2-0. Par contre, sur un plan purement footballistique, je crois pouvoir affirmer sans peine que ce n’est pas avec ce type de performance que la sélection tricolore va regagner le cœur des français. Si l’on taxe souvent l’OM de ne pas produire un jeu  attractif, je pense que l’on peut en dire autant de l’équipe de France. J’espère donc que journalistes et autres têtes pensantes du football ne manqueront pas de le faire remarquer. Car jusqu’à preuve du contraire, ils ne se privent jamais de croquer notre équipe de cœur quand celle-ci n’enthousiasme pas les foules par son jeu. Voilà qui est dit.

gourcuff_180A la décharge des protégés de Laurent Blanc, il faut reconnaître qu’évoluer face à une équipe qui joue  en 9-1 à domicile complique sérieusement les choses. Entendez par là neuf joueurs à vocation défensive et un seul attaquant. Je vous laisse imaginer ce que ça donne à l’extérieur. C’est simple, on l’a vu au match aller, le Luxembourg joue en 10-0. Dix joueurs derrière, aucun devant.

Pour la peine, Laurent Blanc avait aligné une équipe des plus offensives avec cinq joueurs résolument tournés vers l’avant. Gourcuff, Nasri, Malouda, Ribery et Benzema. Sacrée équipe de « tricoteurs », pour ne pas dire de « mangeurs » Et une fois de plus la déception est venue à mon sens de Yoann Gourcuff. Certes, il a inscrit le second but, mais quelle pauvreté dans le jeu ! Il nous a livré un festival de passes ratées, de contrôles loupés, de transmissions approximatives, d’orientations douteuses, sans parler de son inexistence à la récupération. Ce qui me fait dire en toute objectivité que je préfère cent fois Cheyrou que Gourcuff à ce poste de relayeur gauche, où était aligné le Lyonnais.

Je ne suis pas là pour relancer le débat et la polémique sur la non-sélection de Benoît Cheyrou en équipe de France. Mais à en juger par ses dernières sorties face à Lille, Rennes, Manchester ou Paris, il n’y a pas photo. Ne lui manque peut-être que des stats plus parlantes. « Ben » marque peu et délivre peu de passes décisives. Ca reste probablement le seul secteur dans lequel il doit s’améliorer, parce que pour le reste…

Mention spéciale à Yann M’Vila

mvila_180Alors, s’il fallait vraiment en dégager un qui a surclassé les autres dans cette partie, sans hésitation je sortirais Yann M’Vila du lot. Quelle activité ! Je l’ai déjà dit et je le répète, c’est le numéro 6 dans toute sa splendeur. Le Rennais a encore rendu une copie parfaite. Que dire de son activité incessante à la récupération ? Et que penser de ses relances dont il a le secret, faîtes de passes au sol très appuyées sur une vingtaine de mètres qui ont pour effet de transpercer le milieu adverse tel un coup de poignard ? Un pur régal.

Je ne m’en cache pas, je le préfère de loin à Alou Diarra, qui il fût un temps était sur les tablettes de l’OM. Alors, sait-on jamais, si nos dirigeants avaient en tête de recruter un milieu défensif pour la saison prochaine, Yann me paraît être le renfort idéal. Certes, le Stade Rennais ne le laissera pas partir pour une bouchée de pain, mais l’investissement sera forcément rentable à terme.

Je salive déjà à la simple idée de le voir évoluer dans l’entrejeu de l’OM aux côtés de Cheyrou. Sauf qu’il y a fort à parier que de grosses cylindrées européennes ont déjà du se renseigner à son sujet. Je ne sais pas pourquoi mais j’imagine bien Arsenal être dans la course. Ce n’est un secret pour personne, Arsène Wenger a toujours un œil sur notre championnat, dans lequel il n’hésite pas à venir faire son petit marché. Sa dernière et peut-être plus belle trouvaille ne s’appelle-t-elle pas d’ailleurs Samir Nasri, le « petit prince » du Vélodrome ?

Sat
Photos : Y. Parienti / S.Nadin 2011

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C’est tout benef’

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31 notes | moyenne : 4,94 sur 5

oeil_sat_p

C’est le type de match à proscrire pour toute personne souffrant de troubles cardiaques. Mes aïeux ! Il y a bien longtemps que je n’avais pas autant vibré pour un match de l’OM. Faut dire que ces OM-PSG ont toujours eu une saveur toute particulière. Ne me demandez pas pourquoi… Vous connaissez déjà la réponse. Je suis marseillais, fier de l’être et supporter du club de ma ville depuis le plus jeune âge. Ça vous suffit comme éléments de réponse ? Ajoutez à cela une rivalité historique qui dépasse le cadre du football et le compte est bon.

Pour en revenir à la rencontre d’hier soir, en un mot, ou plutôt en quatre, je me suis régalé. Si si, de la première à la dernière minute. J’ai retrouvé dans cette rencontre tout ce que j’aime voir et surtout ressentir. Je suis passé par tous les états durant les 94 minutes que la partie a duré.

Avant même le coup d’envoi, j’avais la chair de poule lorsque je vis cet immense tifo en hommage au Japon. Très émouvant. Mais après ça, que dire de l’entame de match de l’OM ? Ils leur ont mis le feu ! Engagement, mobilité, disponibilité, vitesse, justesse… Tout ce que j’attends de mon équipe à chaque match, mais plus particulièrement pour celui-ci. Car s’il y a bien un match à ne pas perdre, il s’agit bien de celui-là.

Le but de Gaby Heinze

Je vous laisse donc imaginer dans quel état j’étais lorsque Heinze a ouvert le score. Je ne suis pas sûr qu’avoir la grille complète au loto procure les mêmes sensations… En fait, j’en sais rien, en plus je ne joue pas. Et pour tout vous dire, si j’ai pesté de rage sur l’égalisation parisienne, d’autant plus qu’on aurait pu dégager le ballon trois fois, avec du recul ça n’a pas été pour me déplaire. L’équipe est repartie de plus belle à l’assaut des buts de Coupet, et comme un symbole c’est André Ayew, formé à Marseille, qui redonne l’avantage à l’OM. Lui qui avait inscrit tous ses buts en championnat à l’extérieur. Quel spectacle ! Que du bonheur.

Le but de André Ayew

Alors oui, j’ai souffert en deuxième mi-temps. Paris a mieux joué, plus haut et aurait pu revenir au score. On a senti une baisse de régime dans nos rangs. On a moins vu Mbia à la récup, Cheyrou dans l’entrejeu, et ça s’est d’autant plus ressenti à la sortie de Valbuena. Mais si ça aurait pu faire 2-2, ça aurait aussi pu faire 3-1. Malheureusement, pas plus Gignac que Lucho et Rémy n’ont trouvé le cadre. Dommage… Quoi qu’il en soit, l’essentiel est là. L’OM l’a emporté (2-1) et tient ainsi sa revanche de l’aller où les parisiens l’avaient emporté sur le même score.

Le coup parfait

Quel soulagement au coup de sifflet final. D’autant plus qu’avec cette victoire l’OM réalise le coup parfait de cette 28ème journée. D’une part, le PSG se retrouve désormais à 6 points derrière. Une bonne chose de faîte. D’autre part, avec ce succès l’équipe grille la politesse à Rennes et Lyon en s’adjugeant la seconde place. Une autre bonne chose de faite. Puis surtout, les Marseillais se relancent dans la course au titre.

Seulement 4 points nous séparent à nouveau du leader lillois. 4 points c’est peu et beaucoup à la fois, mais pas insurmontable. Certes, le calendrier leur semble favorable. Qui plus est, ils semblent bénéficier de la même chance du champion dont on avait usé la saison dernière, mais qui sait… Personnellement, je me dis que rien n’est fait, que tout est encore possible. Mais si ça l’est dans un sens, ça l’est forcément dans l’autre. Alors, restons prudents.

Pour l’heure, prenons juste le temps d’apprécier et savourer cette victoire comme il se doit…

Sat
Photos : Y. Parienti / S.Nadin 2011

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28ème journée : Les paris de Sat avec C.Pignol

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17 notes | moyenne : 4,65 sur 5

Chroniqueur sur le blog OM.net, Sat, rappeur marseillais ancien membre de la Fonky Family, vient sur le plateau d’OMtv toutes les veilles de match vous donner ses conseils pour parier sur le meilleur. Avec notre partenaire Betclic, Sat vous livre ses conseils, ses pronostics et les cotes les plus intéressantes du week-end.

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J’ai lu… « PSG-OM : On remet ça ! »

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8 notes | moyenne : 5,00 sur 5

PSG-OM / OM-PSg : On remet ça !« PSG / OM » et/ou « OM / PSG », c’est encore ceux qui ont vécu (ou vivent) ces affiches qui en parlent le mieux. C’est en substance le propos d’un ouvrage paru fin février 2011 aux éditions Hugo&Cie et signé Karl Olive, journaliste- producteur, « PSG-OM : On remet ça ! ». En 188 pages, ce recueil réunit 54 témoignages pour évoquer ce clasicoà la française, en les complétant de fiches biographiques et feuilles de match.

Depuis près de 20 ans, chaque saison la confrontation entre les deux équipes bénéficie d’une préparation hors terrain parce que « match à part ». Les nombreux témoinsde cet ouvrage, acteurs ou spectateurs, donnent leurs sentiments sur cette rivalité, évoquant l’émotion inspirée et des matchs de référence. Joueurs des deux clubs, mais aussi entraîneurs, dirigeants, arbitres et même people…chacun livre sa perception de cette affichequi encore aujourd’hui bénéficie d’un engouement médiatique et populaire certain. La liste est longue de ces témoins : Gabriel Heinze, Laurent Fournier, Basile Boli, Joël Bats, Jean-Pierre Papin, Pauleta, Fabien Barthez, Pape Diouf, Titoff, Soprano, Chris Waddle, etc.

La rivalité semble avoir été à son comble à ses débuts, dans les années 1990. Comme le rappellent Manuel Amoros et Eric Di Meco, Bernard Tapie cochait systématiquement les deux dates en début de saison, quand il n’affichait dans les vestiaires (décembre 1992), deux phrases qui plantent le décor de l’époque : celles de D.Ginola « Ce sera la guerre » et d’Artur Jorge « On va leur marcher dessus »… Que d’expressions à connotation guerrière ! Sans doute cela contribue-t-il à faire monter l’adrénaline… de tous les côtés !

Il y a aussi de beaux souvenirs. Comme celui de Gary Bocaly qui revient ému sur l’exploit des Minots en mars 2006….match également évoqué par Edouard Cissé. Au fil des anecdotes, les aspects démesurés et violents précédent ces rencontres font bien l’objet d’une prise de conscience.

En fermant le livre, si les uns voient dans le clasico, « un match comme un autre », ils induisent tout autant qu’il revêt une « saveur particulière ». Tous ou presque reconnaissant que cette rivalité« factice » et exacerbée par les médias et certains protagonistes finit par dépasser le terrain. Si encore aujourd’hui cette affiche est l’une des plus attendues en Ligue 1, il est utile de rappeler que l’enjeu sportif doit primer et qu’un esprit de rivalité relève de la compétition.Dès lors que cette rivalité vire à la haine, elle devient une « passion triste » dont le football ne sort jamais grandi.

Bouchra Benteta

* « PSG-OM : On remet ça ! » – Karl Olive – Hugo&Cie © 2011– 188 pages – 13,95 €

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