C’est pas gagné

Je dois commencer par vous avouer une chose. J’ai eu du mal à «entrer» dans ce match amical qui opposait l’équipe de France à la Croatie. La raison ? Elle est toute simple. A cause des maillots ! Entre la marinière des Bleus qui me donnait l’impression d’assister à une publicité long format pour le dernier parfum de Jean-Paul Gaultier, et d’autre part la «casaque» des croates qui ressemblait plus à une tunique de jockey qu’à un maillot de foot, ça faisait beaucoup. Pour tout vous dire, je n’arrive pas à me faire à ce nouveau maillot de l’équipe de France. Et si l’on ajoute à cela une rencontre comme celle d’hier, c’est pas gagné.
Qu’est ce que je me suis fait c…. Pardon, je voulais dire, qu’est ce que je me suis ennuyé ! Là aussi, je dois confesser qu’à plus d’une reprise j’ai zappé sur M6 pour voir X Factor histoire de me changer un peu les idées. Mais aussi pour éviter de m’endormir. Parce qu’il faut le dire, cette partie était soporifique. Je recommande vivement les matchs des Bleus à tous ceux et celles qui souffrent de troubles du sommeil. C’est radical. On ne va pas se mentir. Il ne s’est pas passé grand chose lors de cette rencontre, pour ainsi dire rien. Qu’a-t-on eu à se mettre sous la dent ? Un loupé de Benzema en première mi-temps et un rush de Rami en seconde période dont la frappe terminait sa course sur le poteau. C’est tout. Et pour le reste ? Pour le reste, on reviendra, ou pas…
Oui, je suis dur avec cette équipe. Probablement parce que j’attends plus d’elle. Peut-être trop d’ailleurs. L’ombre de France 98 est toujours présente. Et celle de Knysna ne s’est toujours pas estompée. Il faut laisser le temps au temps comme disent les anciens. Et je pense au plus profond de moi que d’ici quelques mois ou quelques années, l’équipe de France retrouvera sa grandeur et nous fera à nouveau rêver. Enfin, je l’espère.
La bonne entrée de Ribery
En tous cas, s’il en est un qui ne m’a pas déçu. C’est Franck Ribery. Entré à une demi heure de la fin, dans un contexte hostile et sous une pluie de sifflets, il a tiré son épingle du jeu. Positionné à gauche en lieu et place de Florent Malouda, il a dynamité le jeu par ses prises de balle, ses contrôles orientés déstabilisants pour les adversaires, sa vitesse, sa percussion, sa disponibilité et surtout son envie. Du «Francky» quoi !
Bien évidemment, il a des choses à se faire pardonner. Mais pas plus que d’autres non plus. En tous cas, en 30 minutes, il a démontré et prouvé à chacun que l’on ne pouvait pas se passer de lui. Je pense même pouvoir affirmer qu’il a réussi son pari, car plus le temps passait et plus les sifflets laissaient place à des applaudissements. D’ailleurs, sur une superbe ouverture d’une trentaine de mètres, il aurait pu délivrer une passe décisive à Loïc Rémy qui était parti à la limite du hors jeu. Malheureusement l’attaquant marseillais échouait dans son duel face au portier croate. Dommage, car Loïc aurait ainsi fini la soirée en héros. Espérons que ce ne soit que partie remise, et qu’il inscrive pourquoi pas le but victorieux dimanche soir du côté de Lens… avec l’OM bien sûr.
Sat
Photos : Y. Parienti / FFF.fr – Antonio Mesa 2011


A la décharge des protégés de Laurent Blanc, il faut reconnaître qu’évoluer face à une équipe qui joue en 9-1 à domicile complique sérieusement les choses. Entendez par là neuf joueurs à vocation défensive et un seul attaquant. Je vous laisse imaginer ce que ça donne à l’extérieur. C’est simple, on l’a vu au match aller, le Luxembourg joue en 10-0. Dix joueurs derrière, aucun devant.
Alors, s’il fallait vraiment en dégager un qui a surclassé les autres dans cette partie, sans hésitation je sortirais Yann M’Vila du lot. Quelle activité ! Je l’ai déjà dit et je le répète, c’est le numéro 6 dans toute sa splendeur. Le Rennais a encore rendu une copie parfaite. Que dire de son activité incessante à la récupération ? Et que penser de ses relances dont il a le secret, faîtes de passes au sol très appuyées sur une vingtaine de mètres qui ont pour effet de transpercer le milieu adverse tel un coup de poignard ? Un pur régal.

« PSG / OM » et/ou « OM / PSG », c’est encore ceux qui ont vécu (ou vivent) ces affiches qui en parlent le mieux. C’est en substance le propos d’un ouvrage paru fin février 2011 aux éditions Hugo&Cie et signé Karl Olive, journaliste- producteur, « PSG-OM : On remet ça ! ». En 188 pages, ce recueil réunit 54 témoignages pour évoquer ce clasicoà la française, en les complétant de fiches biographiques et feuilles de match.


