La bonne première de Fanni

Porter le maillot de l’OM n’est pas donné à tout le monde. J’entends par là que tout bon joueur professionnel qui se respecte n’en n’a pas forcement le niveau. Mais lorsque l’occasion se présente, encore faut il être à la hauteur. Endosser cette tunique tant désirée ne fait pas tout, il reste à l’honorer. C’est ce qu’a fait Rod Fanni hier soir pour sa première au Vélodrome face à Lyon, en rendant une copie propre et soignée.
Pourtant, quand on y pense la tâche n’était pas aisée au vu des circonstances. Souvenons nous que Rod a débarqué à Marseille contre toute attente, suite à la grave blessure d’«Azpi» pour pallier le forfait du jeune espagnol. Or il n’est jamais évident de rejoindre un nouveau club en cours de saison, alors qu’on a fait toute sa préparation avec un autre. Qui plus est quand ce club s’appelle l’OM, avec la pression mais aussi l’engouement qu’il y a autour.
Mettez-vous à sa place ne serait-ce que quelques instants. Le mercredi, vous apprenez qu’un accord de principe a été trouvé avec votre club de cœur, dont vous portiez le maillot enfant. Le lendemain, vous vous entraînez déjà avec vos nouveaux coéquipiers. Vendredi, le coach vous fait savoir que vous serez aligné comme titulaire dans 48 heures, mais pas à votre poste habituel. Et attention, ce n’est pas n’importe quel match qui vous attend. C’est le choc de la journée, face à Lyon, meilleure équipe de L1 depuis trois mois. Avec en face de vous, celui que de nombreux spécialistes considèrent comme « le » meilleur joueur de notre championnat, Lisandro. De deux choses l’une. Soit vous repartez en courant, soit vous vous dîtes que vous êtes un sacré chanceux et vous décidez de relever le challenge.
C’est ce qu’a fait Rod ! Son match a été quasi-parfait. Certes, il n’a pas eu grand chose à faire mais le peu qu’il a eu à faire, il l’a bien fait. Son jeu de tête, sa vitesse et la puissance qu’il semble dégager sont autant d’atouts qui profiteront nécessairement à l’OM à compter d’aujourd’hui. Atouts qui n’ont toutefois pas permis aux Marseillais de faire mieux que match nul (1-1) et de s’imposer dans cet « Olympico ». Mais on ne pouvait pas non plus tout lui demander à Rod…
Quoi qu’il en soit, j’ai hâte de le voir évoluer à son poste d’arrière droit, associé à Souley, Stéphane et Gaby. Comme j’ai hâte de voir l’OM gagner à nouveau en L1. La dernière victoire remontant au 27 novembre face à Montpellier (4-0). Et pourquoi pas face à Brest mercredi ? Ca ferait un joli petit cadeau de Noël avant l’heure. Vous ne trouvez pas ?
Sat



Il est vrai que sur le papier l’affiche a de quoi faire saliver, entre d’une part l’OM, champion en titre et, de l’autre, l’OL qui durant sept longues saisons a régné en maître sur le championnat Français.
Quand on y ajoute les suspensions de Diawara, Mbia et la blessure de Cissé, on se dit qu’on a vraiment tout contre nous. Sauf que les séries sont faîtes pour s’arrêter un jour et que les Lyonnais doivent aussi faire face à des forfaits de taille. Notamment celui du «policier» Cris qui, lorsqu’il est absent manque cruellement à son équipe. En effet, Lyon s’est incliné à quatre reprises en L1 cette saison, et à chaque fois le brésilien était absent. Faut-il y voir un signe ? Je l’espère.
Troisième acte, « Dédé » Gignac est victime d’un coup de coude volontaire de Dudka, le défenseur Polonais de l’AJA. Là aussi, Fredy Fautrel ne bronche pas. Pourtant, il était à trois ou quatre mètres de l’action.



