Mon top 3 Olympien à la mi-saison
C’est la trêve des confiseurs, mais aussi celle des footballeurs. Le moment idéal pour dresser un premier bilan à mi-parcours de cet exercice 2010-2011 de l’OM.
Parmi les joueurs à s’être distingués en ce début de saison, ils sont trois à m’avoir fait forte impression. Voici mon top 3 Olympien :
Sur la plus haute marche du podium, Steve Mandanda. Indiscutablement, son nouveau statut de capitaine lui a fait prendre une toute autre envergure. D’une régularité exemplaire durant cette première partie de saison, il a montré la marche à suivre à ses partenaires. Nombreux sont les matches où ses arrêts et parades ont fait prendre de précieux points à l’équipe. Rarement sollicité dans la plupart des rencontres, il n’en n’est pas moins toujours resté vigilant sur la ligne pour préserver son but. Il me revient notamment en mémoire sa claquette sur une frappe lobée de Matuidi, lors du déplacement à Saint-Étienne, qui avait permis à l’OM d’arracher le point du math nul. Dans le même registre, le penalty de Kembo Ekoko détourné en tout début de match face à Rennes au stade Vélodrome. Ou encore l’arrêt sur la frappe de Mansaré face à Toulouse, alors que le score n’était que de 0-0 à cet instant de la partie. Pour finir, peut-être le plus important, à Moscou lors du match ô combien important pour la qualification en 8èmes de finale de la Ligue des Champions. Nous sommes à la 43ème minute, l’OM mène 0-1, Steve sort un ballon que convoitaient deux attaquants du Spartak. Le tournant du match !
Sur la seconde marche, médaille d’argent pour Mathieu Valbuena. Il est tout simplement irrésistible, sur la lancée de la fin de saison dernière au cours de laquelle il avait grandement contribué aux succès de l’OM. Pourtant, avec les arrivées conjuguées de Gignac et surtout Rémy, beaucoup lui prédisaient une place de remplaçant. C’est mal connaître « le petit ». Que ce soit sur le côté droit de l’attaque ou dans une position plus axiale tel un numéro 10, ses prestations ont souvent été remarquables. Il a d’ailleurs sorti l’OM d’un bien mauvais pas à plusieurs reprises. Ce fût entre autre le cas récemment, au Vélodrome face à Lyon, lorsqu’il égalisait pour le plus grand bonheur du staff marseillais et des supporters. Mais il n’en n’était pas à son coup d’essai. Il nous avait déjà fait la même face à Monaco en début de saison. Là aussi l’OM était mené à domicile et Mathieu avait égalisé d’une frappe surpuissante qui laissait le pauvre Ruffier de marbre. Alors que dire du but inscrit à Moscou face au Spartak ? Contrôle en pivot dos au but, frappe enroulée, pleine lucarne. Imparable… Un petit bijou. Du grand art !
Sur la troisième et dernière marche de ce podium, la révélation de ce début de saison, j’ai nommé André Ayew. Grand artisan de la qualification en demi-finale de coupe de la Ligue grâce à ses deux buts inscrits face à Guingamp et Monaco, il n’a pas démérité non plus en championnat. Son adaptation au sein de l’effectif a été immédiate. Là aussi, que ce soit dans un rôle d’attaquant gauche ou au poste de milieu relayeur, il a régulièrement donné satisfaction à Didier Deschamps qui en a fait un titulaire quasi-indiscutable. Doté d’un très bon jeu de tête, d’un gros volume de jeu et d’une aisance technique lui permettant d’éliminer ses adversaires avec une grande facilité, il est promis à un brillant avenir. Tout juste âgé de vingt ans, la concurrence ne lui fait pas peur, au contraire elle semble le motiver. Quant à la pression… il ne connaît pas ! Une belle surprise à l’arrivée pour ce pur produit de la formation Olympienne dont on n’a probablement pas fini d’entendre parler…
Bien évidemment d’autres joueurs auraient pu prétendre à une place sur ce podium, mais il fallait faire un choix… Alors, d’accord avec moi ou pas?
Sat


« Je suis né à Paris, j’ai grandi à Paris et je suis fier d’être ici » et pourtant, la personne qui dit cela est supporter de l’OM ! L’un des grands mérites de Ludovic Lestrelin, auteur de L’autre public des matchs de football * est de mettre à l’honneur les supporters à distance de l’OM et partant de là, de souligner la singularité du club phocéen dans ce domaine. Pourquoi « tombe-t-on amoureux » d’un club éloigné de son lieu de naissance et de son lieu de vie ?
En coupe de la ligue tout d’abord. Après avoir sorti Guingamp et Monaco, l’OM s’est qualifié pour la demi-finale qui l’opposera à Auxerre le 19 janvier. S’il passe ce tour, il disputera ainsi une nouvelle finale au Stade de France, soit face au PSG, soit face à Montpellier. Plutôt pas mal quand on sait que ce n’est pas un des objectifs prioritaires du club et que Didier Deschamps en a souvent profité pour faire tourner l’effectif.
Autre morceau, de taille cette fois, la Champion’s league. En début de saison, l’état major olympien était unanime sur la nécessité d’enfin franchir ce premier tour qui faisait cruellement défaut au club jusqu’à présent. C’est désormais chose faite. Après un départ catastrophique avec deux défaites en deux rencontres, l’OM a su inverser la tendance et remporter quatre matchs d’affilée pour décrocher le précieux sésame. Prochain épisode le 23 février face au grand Manchester United de Wayne Ronney pour un huitième de finale qui vaudra son pesant d’or.
Reste alors le championnat, le pain quotidien. Celui qui nous tient en haleine chaque week-end et qui a fui l’OM dix-sept années durant. Alors, forcement on n’a pas envie de le voir nous fuir d’aussi tôt. C’est que la concurrence est rude. Entre Lille, Paris, Rennes, Lyon pour ne citer qu’eux, ce ne sont pas les prétendants qui manquent. Et on ne peut pas dire que l’OM ait donné tous les gages d’assurance jusqu’à présent. Cette 5ème place à trois points du leader Lillois qui compte toutefois un match en retard paraît presque inespérée. En effet, les coéquipiers de Steve Mandanda sont souvent apparus à la peine, qui plus est lors du dernier mois écoulé avec ce bilan de 4 points pris sur 15 possibles. Insuffisant quand on prétend vouloir conserver son titre. Mais qu’on le veuille ou non, qu’on trouve l’OM plaisant à voir jouer ou pas, les hommes de Didier Deschamps sont toujours là. A l’affût d’un faux pas de leurs adversaires. C’est ainsi que cette deuxième partie de saison s’annonce haletante avec dès la reprise une confrontation face aux Girondins de Bordeaux. Une rencontre à « 6 points » puisque les Bordelais ne comptent qu’un point de retard sur l’OM.
Résultat, ce mois de décembre se termine comme il avait commencé, par un match nul. Dans tous les sens du terme d’ailleurs. Un résultat qui laisse un goût amer au vu de ceux des concurrents directs de l’OM qui n’ont pas fait mieux (Lille, Lyon), voir pire (Paris, Rennes). Et dire que si les Marseillais l’avaient emporté à Brest, ils seraient actuellement seconds, dauphins des Lillois. Mais pour cela, encore aurait-il fallu faire plus hier soir. Mais, je n’en dirai pas plus, il n’y a pas matière à s’étendre sur ce match, ou ce non match.
Revenons plutôt sur ce mois écoulé que je qualifierais de « décembre noir ». Pas une victoire en championnat, 4 points pris sur 15 possibles. Un parcours de relégable ou presque. Seuls Valenciennes, Arles-Avignon, Brest et Lens ont fait pire. La faute à quoi me direz-vous? Probablement à l’usure physique en premier lieu. Certains joueurs sont apparus plus qu’empruntés ces derniers temps suite à l’accumulation des matchs depuis le mois d’août. Sans parler des blessures et des suspensions qui ont réduit les possibilités de Didier Deschamps qui n’a pas pu faire tourner son effectif. Et pour finir, des éléments qui n’ont semble-t-il toujours pas trouvé leur place et qui se cherchent encore.
Et malgré tout, l’OM est toujours dans le coup. Il n’est pas distancé, la « faute » à un championnat ultra serré qui est loin d’avoir livré son verdict final. Sauf qu’à y regarder de près, si l’OM ne compte que trois points de retard sur le leader, il n’en n’a que trois d’avance sur le 12ème Lorient. Autant dire qu’à la reprise les points compteront double et qu’il ne faudra plus en perdre en chemin sous peine de ne jamais pouvoir les rattraper. Ca s’annonce palpitant ! On a déjà hâte d’y être. Pas vous ?


