« Maravilla »

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
10 notes | moyenne : 4,50 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

L’Espagne a donné le ton d’entrée de jeu dans son huitième de finale, en plaçant trois tirs cadrés en six minutes, mettant à la parade Eduardo. La « Seleccao », jusqu’alors meilleure défense de la compétition, avec aucun but encaissé, affichait clairement ses ambitions, courber l’échine, laisser passer l’orage et espérer scorer sur un contre, un exploit de Ronaldo. Rien n’en fût, Casillas, son coéquipier madrilène, n’a pas eu l’occasion de se mettre en valeur, tant ses joueurs ont monopolisé le ballon. Le « toque » a encore fait une victime. C’est que le système de jeu qui a mené l’Espagne au sacre européen en 2008 est rodé, elle qui est sur une série de vingt sept victoires en vingt neuf matchs.

Le Portugal a couru après le ballon durant quatre vingt dix minutes, subissant même par moment la dure loi de la « passe à dix ». Impensable, inconcevable à ce niveau. Une qualité de transmission hors du commun, une possession de balle démesurée, la « Roja » ne cesse de monter en puissance, elle qui s’appuie sur pas moins de six Barcelonais dans son onze de départ. A croire que la défaite contre la Suisse, lors de son entrée en lice, semble déjà loin dans les esprits Les Espagnols ont évolué à leur meilleur niveau hier soir, chaque joueur étant au service d’une partition. Si Iniesta est apparu comme le chef d’orchestre, le numéro de soliste revient à David Villa.

« Villa Maravilla », Villa le merveilleux ! A l’issue de la partie, les supporters Espagnols n’avaient cesse de vanter les louanges de leur attaquant. C’est que la recrue estivale du FC Barcelone est une des rares stars de ce Mondial à tenir son rang. Meilleur buteur de l’Euro 2008, il est en tête du classement des « goleadores » en Afrique du Sud. Mieux, il est en passe de devenir le recordman du nombre de buts inscrits sous le maillot ibérique. « El guaje », le petit gamin, a marqué le but de la victoire de son équipe, une fois n’est pas coutume. Il a littéralement martyrisé les défenseurs Portugais, enchaînant les appels, les courses, les frappes, jusqu’à trouver la faille, servi par Xavi, d’une non moins géniale talonnade. Le numéro 7 Espagnol a même réussi l’exploit d’éclipser le numéro 7 Portugais, qui n’est autre que Ronaldo, c’est peu dire. La qualité de sa prestation a d’ailleurs été saluée par son sélectionneur, Vicente Del Bosque, à l’issue de la rencontre. Autant dire que les dirigeants « blaugrana » doivent déjà se frotter les mains de leur investissement. Avis aux futurs adversaires de David Villa en consorts. Et si on assistait à l’éclosion d’un futur ballon d’or?

Sat

1 Commentaire

Pour ou contre

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
8 notes | moyenne : 4,38 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

On vit à l’heure de Big Brother. Il y a des caméras partout et le football ne déroge pas à la règle. L’évolution des technologies nous permet de disséquer des actions, les revoir sous tous les angles pour notre plus grand bonheur, mais ça s’arrête là. La FIFA et l’UEFA sont fermement opposées à l’utilisation de la vidéo pour suppléer les arbitres. Les deux faits de jeu lors d’Allemagne-Angleterre et Argentine-Mexique ont relancé le débat. Alors oui, la « National Maanschaft » et « l’Albiceleste » se seraient probablement qualifiées, ou l’auraient méritées aux vues de leurs prestations. Néanmoins, on ne peut s’empêcher de se demander si l’issue de ces rencontres aurait été la même sans ces erreurs d’arbitrage. On n’ose imaginer la détresse des joueurs qui pour certains ne rejoueront peut être plus jamais de coupes du monde, la tristesse de leurs supporters. A ce niveau là, les conséquences sont désastreuses, qui plus est lorsque les images défilent en boucle sur les écrans géants. Certains vous diront que l’erreur est humaine et qu’elles font partie du jeu. Si j’ai souvent entendu Roland Courbis dire qu’elles s’équilibrent sur une saison, il n’en n’est rien sur une rencontre à élimination directe.

En 1990, Michel Platini, alors sélectionneur de l’équipe de France, demandait l’utilisation de la vidéo par les arbitres, arguant qu’ « il y a des intérêts énormes pendant les coupes du monde et qu’on n’a pas le droit de perdre sur une erreur d’arbitrage ». Vingt ans plus tard, le désormais président de l’UEFA, a radicalement changé d’avis et s’y veut farouchement opposé. Il préfèrerait « plus d’arbitres près des zones de vérité » pour ne pas « tuer le jeu en l’arrêtant toutes les trente secondes ! ». Je trouve l’argument plutôt léger. Il n’a pas fallu plus de dix secondes pour se rendre compte que le but de Lampard était valable et que celui de Tevez ne l’était pas. Pour éviter des recours systématiques à son utilisation, on peut ainsi imaginer un système proche de celui du football américain, où ceux-ci sont cadrés et réglementés. Finis les buts refusés pour un hors jeu imaginaire, les mains de Dieu, de Vata ou Henry, les exclusions de joueurs dues à la simulation d’un adversaire… Mais la seule vidéo ne peut pas tout résoudre. Que faire lorsque même la vidéo ne permet pas, par exemple, de déterminer si un ballon a franchi la ligne ou pas, comme sur la frappe de Quagliarella lors d’Italie-Slovaquie ? Là, on pourrait alors préconiser la présence d’arbitres supplémentaires positionnés derrière la cage où à proximité de la ligne de but.
Il faudra peut être attendre qu’une grosse erreur soit commise lors d’une finale de champion’s league ou de coupe du monde pour que ces messieurs de la FIFA et de l’UEFA reconsidèrent leurs positions. Et vous, vous êtes pour ou contre ?

Sat

11 Commentaires

Une finale avant l’heure

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
6 notes | moyenne : 5,00 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

La finale de cette coupe du monde, qui se tiendra le 11 juillet dans l’enceinte du flambant neuf « Soccer City », approche à petits pas. Si le chemin est encore long, beaucoup imaginent déjà voir s’affronter le Brésil de Dunga et Kaka face à l’Argentine de Maradona et Messi. Pour cela, encore faut-il que ces derniers se défassent de leurs adversaires respectifs d’ici là. La « Seleçao » doit commencer par battre dès ce soir les valeureux Chiliens, quant à l’ « Albiceleste », elle va voir se présenter sur sa route un obstacle de taille, l’Allemagne.

Les triples champions du monde ont fait une véritable démonstration de force hier face aux Anglais. Le score de 4-1 reflète bien la physionomie du match, si l’on excepte ce but injustement refusé à Lampard, alors que le ballon avait effectivement franchi la ligne. A part ça, les 3 lions britanniques ne sont jamais parus en mesure de pouvoir contester la domination de l’aigle germanique, qui commence à voir se profiler une quatrième étoile au dessus de sa tête. La « National Mannschaft » emmenée par son nouveau capitaine, Philippe Lahm, semble ne pas avoir été atteinte par le forfait de dernière minute de Ballack. Au contraire, cela paraît avoir été un mal pour un bien, amenant certains joueurs jusqu’alors dans l’ombre de « Micha », à prendre leurs responsabilités. Je fais allusion à Schweinsteiger, désormais dépositaire du jeu, Özil, lutin virevoltant, véritable révélation de ce mondial africain, ou encore Khedira, sentinelle devant la défense, qui s’offre parfois le luxe d’être à la finition des actions. Si cette équipe apparaît solide dans toutes ses lignes avec une défense de fer, composée de « beaux bébés » tels que Mertesacker et Boateng qui culminent à près de deux mètres, son point fort n’en demeure pas moins son attaque.

Quel est le point commun entre Klose, Podolski et Müller ? Avoir porté le maillot du Bayern Munich. Et c’est bien là, le coup de génie de Joachim Löw, leur sélectionneur, à savoir d’avoir réussi là où les entraîneurs munichois se sont tour à tour cassés les dents. En effet, au Bayern l’alchimie n’a jamais été trouvée entre ces trois là. Résultat, Podolski a été remercié et transféré à Cologne, Klose a passé une bonne partie de la saison écoulée sur le banc, seul Müller a su tirer son épingle du jeu, trouvant grâce aux yeux de Louis Van Gaal. Auteur de l’essentiel des buts de son équipe depuis son entrée en lice, ce « trident » offensif pourrait causer bien des misères à l’Argentine, qui peut se vanter elle aussi d’être armée jusqu’aux dents sur le front de l’attaque. Soulignons que ces deux équipes sont celles qui ont inscrit le plus de buts depuis le début de la compétition. Autant de raisons qui font de ce quart, une finale avant l’heure. Un pronostic ?

Sat

5 Commentaires

Cristiano

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
13 notes | moyenne : 4,69 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

On dit souvent que ce sont dans les grands matchs qu’on voit les grands joueurs. Je pouvais toujours les chercher à l’issue de la rencontre qui a opposé la Selecao Brésilienne à la Seleccao Portugaise. Pourtant, l’affiche était des plus prometteuses, au vu des forces en présence. Dommage, d’autant plus que je comptais profiter de ce duel au sommet pour analyser de près le jeu du capitaine du Portugal, le bien nommé Ronaldo. Pourquoi avoir choisi cette occasion plutôt qu’une autre ? Tout simplement parce que j’espérais le voir positionné sur le côté gauche, qui l’a rendu célèbre chez les « Red Devils », l’opposant ipso facto à Maicon, arrière droit « auriverde » que beaucoup considèrent comme le meilleur à son poste. Raté, l’affrontement n’a jamais eu lieu, pour la simple et bonne raison que Carlos Queiroz a positionné Cristiano au poste d’avant-centre. Oui, je l’appelle volontairement Cristiano, car il est l’un de ces rares joueurs à s’être fait un prénom, dans un milieu où il est déjà si dur de se faire un nom.

C’est qu’un « Ronaldo » peut en cacher un autre. Manque de chance ou coup du sort, un autre « Ronaldo » s’était déjà illustré peu avant, brésilien celui là, Ronaldo Luís Nazário de Lima de son état civil. Comment passer après cet attaquant hors du commun, multiple ballon d’or, capable de gagner un match à lui tout seul ? Tout simplement, en devenant ballon d’or à son tour, en éclaboussant la face du monde de son talent, renversant le sort d’un match d’un coup de canon ou d’un raid solidaire. Nous autres, supporters Marseillais en savons quelque chose. Le 7 décembre 2009, lors d’une rencontre de Champion’s League, le « Merengue » terrassait l’OM à lui tout seul, d’un coup franc magistral et d’un de ces rushs dont il a le secret.

Si la confiance et l’assurance qu’il dégage lui valent les foudres de certains, ce sont autant d’atouts qui lui ont permis de devenir le joueur qu’il est. Ce n’est pas pour rien qu’il détient le record du transfert le plus coûteux à ce jour. Certes, hier il n’a pas brillé, mais avouez qu’à chacune de ses prises de balle, on retient son souffle, car on le sait capable de faire la différence à lui tout seul. La défense Brésilienne ne s’y est d’ailleurs pas trompée, pratiquant non pas des prises à deux, mais parfois à trois, voir à quatre sur lui. Cristiano ne laisse personne indifférent. On l’aime ou on le déteste, autant pour son comportement sur les terrains qu’en dehors. Lui qui cherchera toujours à faire une talonnade quand un plat du pied suffirait, comme pour mieux satisfaire ses fans et donner du grain à moudre à ses détracteurs. Mais une chose est sûre, quand il est dans un grand jour, mieux vaut l’avoir avec soi que contre. Mieux ne vaut pas être dans la tribune des supporters adverses, et j’en sais quelque chose, je parle en connaissance de cause. Les Espagnols sont prévenus.

Sat

1 Commentaire

A mi-parcours

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
8 notes | moyenne : 4,63 sur 5

Accro au foot en général et à l’OM en particulier, le rappeur marseillais Sat (ex de la Fonky Family et aujourd’hui en solo) livrera pour le blog ses chroniques sur le grand barnum du foot mondial. Les Bleus et les autres, les événements de la compétition, les joueurs marquants, il nous fera profiter de sa prose au gré de ses envies, de ses pensées.

chroniquedesat

Cette coupe du monde n’a pas fini de nous surprendre, elle qui a eu tant de mal à démarrer. Après l’élimination des vices champions, c’est au tour de l’Italie, tenante du titre, de quitter prématurément la compétition. Après s’être fermement ennuyé pendant une semaine, après avoir passé la seconde à regarder les Bleus se déchirer, on commence enfin à vibrer. Une chose est sûre, rien ne vaut ces « matchs couperets » où les joueurs sont obligés d’aller puiser au fond d’eux-mêmes sous peine de rentrer à la maison. C’est ainsi que nous avons assisté hier au plus beau match qui nous ait été donné de voir depuis le 11 juin. Ce Slovaquie-Italie nous a tenu en haleine, tant le résultat final semblait indécis jusqu’à la dernière seconde. Exception faîte des Italiens et des Français, tous les « gros » sont là. A la veille du premier huitième de finale, un bilan peut déjà être dressé

Le continent Américain affiche sa domination, avec un septième qualifié possible aujourd’hui pour les huitièmes de finale, à condition que le Chili fasse un résultat face à l’autre « Roja ». Dans le même temps la « vieille Europe » n’a jamais parue aussi bien porter son nom, symbolisée à merveille par la « Squadra azzura » qui pour le coup est apparue usée, à bout de souffle, à l’image de joueurs comme Cannavaro, Zambrotta ou Gattuso. Le continent Asiatique, peut se vanter quant à lui, d’avoir deux représentants toujours en lice, le Japon et la Corée du sud. Là aussi, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec 2002. Puis, comme dans chaque coupe du monde, il y a les surprises. Le Ghana, seul rescapé Africain, que personne n’attendait contrairement au Cameroun ou à la Côte d’Ivoire, la Slovaquie qui pour sa première participation sort des poules, et les Etats-Unis qui ne cessent de progresser au fil du temps. Autant dire que cette dix-neuvième coupe du monde tient finalement ses promesses. D’ailleurs, qui s’est aperçu que selon les résultats du jour, un Brésil-Espagne pourrait se profiler au prochain tour ? A condition que cette dernière se qualifie bien sûr…

Puis, il y a les coups de cœur, les déceptions. Mention spéciale au football résolument tourné vers l’offensive des Chiliens, la solidité de l’infatigable collectif Américain, le talent du jeune Mesut Özil, qui profite du forfait de Michael Ballack pour le plus grand bonheur de la « National Mannschaft ». Pour le reste, on retiendra déjà à mi-parcours, la débâcle Française, la désillusion Italienne, les mauvais résultats des nations Africaines, à commencer par l’Afrique du sud, pays hôte qui restera comme le premier pays organisateur à ne pas s’être qualifié pour un second tour. On est finalement bien parti pour se souvenir longtemps de ce Mondial 2010.

Sat

9 Commentaires