La 2e finale de la saison
Cette semaine, il y a une finale. En fait deux. Mais si le PSG n’avait pas reçu une fessée à Grenoble en match avancé, on aurait presque oublié le rendez-vous du Stade de France de samedi.
Non, la vraie « finale » c’est bien sûr celle du championnat, ce vendredi à Auxerre. En jeu, il n’y aura pas de trophée à aller chercher à la tribune, mais trois points qui pèsent très lourd.
Sur la pelouse d’une équipe qui a plus le goût du contre que du jeu, l’OM va disputer en quelque sorte sa 2e finale de la saison, après celle de la Coupe de la Ligue. Puisse-t-elle être aussi bien maitrisée.
Seul un succès icaunais pourrait contrarier la marche en avant olympienne. A l’inverse, en cas de victoire marseillaise, la messe serait presque dite à l’Abbé-Deschamps.
Auxerre contre qui l’OM avait été sacré un joli soir de mai 1989 puis en 1991 (*). Auxerre chez qui les Olympiens étaient aussi allés signer le succès décisif du titre 1990 grâce à Francescoli et Papin (un rush formidable de 50 mètres conclu en finesse devant Martini).
L’histoire a ceci de plaisant qu’elle réserve parfois des clins d’œil. Sans jouer les superstitieux, on a bien envie d’y voir un signe…
La polémique inutile
« Piccirillo le drôle de choix », titrait L’Equipe mardi, évoquant la désignation de cet arbitre né à Martigues pour diriger AJA-OM. Sous-entendu : un Provençal de naissance sera-t-il suffisamment neutre dans ce match si important ? Et ce alors que le règlement est respecté, puisqu’il est rattaché à la Ligue de… Paris. Polémique inutile.
Etrangement, le fait que monsieur Turpin, encarté Ligue de Bourgogne, se soit retrouvé au sifflet du dernier match des Olympiens n’avait pas bénéficié de la même publicité. Tant mieux, du reste.

On aurait du en mettre 12
C’était l’exercice impossible. Composer l’équipe-type des 110 ans de l’OM fut un joyeux casse-tête auquel les supporters se sont prêtés avec bonheur ces derniers mois sur notre site.
Des dizaines de milliers de votes plus tard, six élus (Boli, Mozer, Bonnel, Amoros, Deschamps et Skoblar) étaient ovationnés par le stade avant OM-St Etienne. Un chouette moment, vraiment.
Mais aussi le début de discussions sans fin. Et pourquoi pas Pelé ? Et Ben Barek ? Un passionné nous a même fait savoir qu’il avait monté un blog pour pétitionner contre l’absence de Magnusson. Sa complainte est joliment écrite et argumentée. On vous donne donc le lien et l’occasion de poursuivre le débat : http://tbaudibert.blogspot.com/
Laurent Oreggia
* De cette soirée de sacre, en 1991, on se rappelle d’ailleurs d’une anecdote : Guy Roux tout heureux de voir les stars phocéennes échanger leur maillot avec ses joueurs à la fin du match. Pourquoi ? Parce qu’ensuite, les Olympiens avaient entamé leur tour d’honneur devant les caméras, avec la tenue bourguignonne sur le dos, offrant ainsi une jolie pub involontaire pour le sponsor des Auxerrois.








