Allez Hatem !

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
8 notes | moyenne : 4,00 sur 5

hatemPromis, je ne vous parlerai pas de sécurité, de peur, de dispositif. Ces mots se sont déjà bien assez invités dans les pages sportives ces derniers jours. Anxiogène à souhait. Ou alors juste pour saluer l’initiative responsable des supporters olympiens, qui ont préféré faire une croix sur un déplacement (qui leur tient particulièrement à coeur, rappelons-le) plutôt que de l’effectuer dans ces conditions.
Je vous épargnerai aussi le florilège de souvenirs. Ressassés à l’envi. Si l’on s’accorde pour dire que la rivalité (sous sa forme irrationnelle) n’existe réellement que depuis 20 ans, et que les deux équipes s’affrontent au minimum deux fois par saison, on admettra que la grande et la petite histoire auront déjà eu toutes les occasions d’être racontées, remémorées, revisitées. Encore et encore. Jusqu’à les gâter. Quand c’est trop, c’est Clasico.
Je préfère, c’est mon choix, ainsi que le vôtre en continuant à lire ce qui suit, évoquer l’excitation de Ben Arfa à l’approche de son premier Clasico. Parce qu’elle résume à elle-seule ce qu’on aime dans ce match. Elle porte le sens de cette affiche absolue de notre petite terre de foot. Elle image l’envie de frapper un grand coup.
Ben Arfa, donc, brûle d’impatience. Vierge de tout Clasico après les avoir suivis avec gourmandise, petit, devant la tv, l’international français a hâte de se « dépuceler ». Ce sont ses mots, dans une bonne interview à France Football. Après avoir crevé l’écran au Parc sous le maillot lyonnais en 2007, le milieu de terrain n’a pas encore pu faire des misères à Paris sous ses nouvelles couleurs. Dimanche, il espère. Il attend. Et nous avec. Ses yeux qui brillent et ce qu’on voit de lui depuis deux mois sont une promesse. C’est de là que nait la nôtre d’excitation avant PSG-OM.

koneL’OM a mâché danois
Peut-être n’étions-nous pas nombreux à redouter le match retour face à Copenhague et un possible relâchement. Sur ce que l’on avait vu d’eux à l’aller, les Danois avaient quelques moyens de tracasser un OM à 50%. Il faut croire que lors de la première manche, ils étaient au-dessus de leur véritable potentiel du moment. Et qu’ils y ont laissé non seulement des plumes, mais aussi tout espoir de qualification. Car jeudi, les 28 000 spectateurs du Vélodrome ont assisté à un tour de piste au petit trot. Deschamps ne s’en plaindra pas. Par contre, il avouera : « Si je voulais être perfectionniste, je dirais que nous aurions pu éviter d’encaisser ce but en fin de match ». Depuis Trélissac début janvier, l’OM n’a plus rendu une copie parfaite. C’est à dire où aucun but n’est venu l’entacher. Les résultats n’en ont pas (ou très peu) pâti. Mais il ne fait jamais bon s’habituer à prendre un petit but par ci, un petit but par là. Même sans conséquence. Dans une période où tout leur sourit, les Olympiens ont au moins cette marge de progression-là pour leurs prochains rendez-vous.

Cheyrou, enfin ?
On n’y croyait plus. Lui, non plus, ou presque. D’ailleurs, quand ses camarades lui ont appris la nouvelle à la collation, avant OM-Copenhague, Benoît a même pensé à une blague. C’eut-été un peu vache, disons-le. C’est dire en tout cas l’état d’esprit dans lequel se trouvent tous ces joueurs dont le talent bat la mesure avec régularité, et qui en ont soupé d’attendre que le téléphone sonne. Et qui ont fini par ne plus attendre.
Espérons que Domenech aille jusqu’au bout du raisonnement, et qu’il l’essaye pour de bon la semaine prochaine contre l’Espagne. Sinon, à quoi bon l’appeler ? Juste pour lui faire voir le Stade de France, et l’asseoir dans la tribune ou sur le banc ? Merci pour lui. Il y retourne le 27 mars, avec l’OM. Non, la sélection de Cheyrou sera effectivement une bonne nouvelle quand on le verra, tunique bleue sur le dos, participer à France-Espagne, et se voir réellement offrir sa chance.

Laurent Oreggia

25 Commentaires

Merci Raymond !

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
10 notes | moyenne : 3,00 sur 5

Benoît CheyrouOn a suffisamment critiqué le sélectionneur des Bleus pour ne pas ici, et aujourd’hui, lui signifier toute notre gratitude d’avoir ramassé dans ses filets pour le prochain France-Espagne et Mandanda – il semblerait que pour Steve, la décision ne fut pas si évidente que ça… – et Benoît Cheyrou et encore Hatem Ben Arfa. Les alignera-t-il à un moment ou à un autre du match ? C’est une autre question dont lui seul connaît la réponse. La jurisprudence Chimbonda est encore dans toutes les têtes. Pas sûr que le Raymond sache encore orthographier son nom à ce défenseur perdu pour la patrie.

Enfin, trois Olympiens chez les Bleus, voilà longtemps que la chose n’était pas arrivée, au moins la preuve que Domenech s’ouvre à d’autres équipes que Lyon… Cheyrou a cru à une blague et Ben Arfa se garde bien de pavoiser. Ils ont raison tous les deux. Mais ils peuvent se dire aussi, et ils se le disent, que la Coupe du monde 2010 ne constitue pas, ou plus, une chimère pour eux dès lors qu’ils sauront maintenir leur degré de forme et de motivation. C’est en quoi leur sélection est intéressante pour notre équipe qui par ailleurs vit de mieux en mieux, en se trouvant un ciment, une homogénéité qu’elle ne possédait pas voilà encore deux mois, avant Noël.

Nous ne parierons pas sur un trophée quel qu’il soit, d’ici le 15 mai, terme de la saison nationale, mais nous voulons croire sans trop nous forcer qu’une récompense pourrait, enfin, embellir le palmarès de l’OM. Il est des attitudes collectives qui ne trompent pas, des sourires aux entraînements ou dans les vestiaires qui laissent passer bien des espoirs et des ambitions. Ce dimanche, c’est le Clasico avec sa belle couleur de suspense et de suprématie à régler. C’est tout le premier du genre pour Hatem qui avec l’OL s’est toujours vu pousser des ailes au Parc. Gageons qu’avec le Raymond dans les tribunes, il s’envole au-dessus de la défense du PSG. Il faut y croire. Nous y croyons comme jamais !

Dominique GRIMAULT
Directeur OM Médias.

2 Commentaires

« Une pression à la con »

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
4 notes | moyenne : 5,00 sur 5

Joie olympienneDepuis un petit moment, depuis la défaite à Montpellier en fait, l’OM a changé. S’est libéré. Par quels moyens ? La montée en régime de Lucho ? Le coup de collier de Niang ? Les percussions de Ben Arfa et Valbuena ? Oui, un peu de tout ça. Mais pas uniquement ça.

Le souffle des Olympiens semble différent. Moins opprimé. Les épaules moins alourdies. « Le changement, c’est depuis qu’on s’est enlevé cette pression à la con qui consistait à parler tout le temps du titre », explique José Anigo. « On laisse le mistigri à Bordeaux, à Lille et à toux ceux qui veulent le prendre. Nous, on est derrière, on chasse, on joue sans se poser trop de questions, et ça nous va bien ».

Le succès probant (dans le jeu) à Monaco, et l’insolent réalisme à Copenhague ont laissé les voyants sur le vert.

Cet après-midi contre Nancy, les Olympiens devront à nouveau faire abstraction de l’aubaine que représente la défaite montpelliéraine à St Etienne… pour mieux en profiter. Des Héraultais qui s’étaient vu, justement, refiler le fameux mistigri hier (« Et si c’était Montpellier ? » en Une de L’Equipe). Ceci expliquant peut-être cela ?

Il n’aura échappé à personne que 2009/10 commence à ressembler aux saisons précédentes. Statut de favori, des bons matches mais aussi des difficultés, puis embellie spectaculaire une fois que les projecteurs se sont détournés sur d’autres. Qu’ils continuent de les éclairer. Pour revenir pleinement dans la lumière, rester, un temps, tapi dans l’ombre n’est pas désagréable.

Cette « pression à la con », les Marseillais ne l’auront pas plus en finale de la Coupe de la Ligue. On le sait depuis mercredi soir, en face ce sera Bordeaux, et c’est finalement mieux ainsi. Avant la demi-finale contre Lorient, vous déclariez à 49% préférer affronter les Girondins dans le sondage d’OM.net. Pour l’affiche. Mais aussi parce que vous n’avez pas la mémoire courte. Trimballant là encore la faveur des pronostics, l’OM n’avait rien réussi de bon lors de ses deux précédentes visites au Stade de France.

Et aussi cette semaine…

caliceJeudi, le couperet est tombé. Deux Parisiens seront suspendus pour PSG-OM. Bonne nouvelle pour l’OM, dans le cas de Sessegnon. Le Béninois sait, à l’occasion, faire preuve de talent. Cela aurait été bête que ce soit contre nous. Par contre, ça ne nous aurait pas plus dérangé que ça de voir Sakho en défense. Enfin bon, on ne choisit pas…

Vendredi, c’était le vernissage de l’exposition réalisée pour les 110 ans du Club, au Palais des Arts à Marseille. 110 photos issues du livre anniversaire, et 11 œuvres réalisées par des plasticiens locaux. A voir notamment pour le « Calice » de Stéphan Muntaner, un formidable photomontage où s’amoncellent trophées et symboles des victoires olympiennes. Allez-y de notre part, et dites-nous ce que vous en pensez ici-même, dans les commentaires.

Laurent Oreggia

6 Commentaires

Les réponses de Jean-Claude Dassier à vos questions

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
10 notes | moyenne : 4,20 sur 5

100130_dassier

Photos YP 2010

Vous avez été plus de 700 à envoyer vos questions à Jean-Claude Dassier. Le président de l’Olympique de Marseille a répondu à une partie d’entre elles, abordant tous les sujets qui font l’actualité de l’OM. Extraits.

ChrysanthosPensez-vous que l’OM a les capacités pour rattraper le retard accumulé sur Bordeaux en Ligue 1 ?
Les capacités, sûrement. Je pense que rien n’est encore joué dans ce championnat. Il faut impérativement arracher trois points contre Sochaux lors du match en retard et on reviendrait en 3ème position, à six points, même si c’est un peu théorique. Tout est donc jouable, on n’a abdiqué dans aucune compétition.

jaffPas de recrue au mercato, est-ce pour mieux recruter pour 2010/2011 ?
Pour ne rien vous cacher, on va commencer à en parler sérieusement cette semaine avec José, Didier et Antoine (Veyrat). Cela ne sert à rien non plus de partir trop tôt. De toute façon, l’équipe s’est considérablement renforcée l’été dernier. Il est encore difficile de prévoir s’il y aura des départs mais le mercato d’été sera très probablement plus calme que celui de l’été dernier. C’est tout ce que je peux dire aujourd’hui car il est encore tôt. Comment sera le marché, comment allons-nous finir la saison ? Il faudra revenir me voir d’ici deux mois et demi.

Christophe NoisetPourquoi n’esquissez-vous jamais un sourire et ce même après une victoire ?
Je crois qu’à Monaco ou contre Valenciennes, j’ai du sourire mais les caméras ne sont pas là pour guetter un sourire. En général, nous regardons les matches avec Antoine et José et je crie ma joie, surtout quand ce fut difficile. Je ne sais pas pourquoi on a cette image de moi, je dois sourire intérieurement car je suis plutôt un gai-luron. D’ailleurs en télévision, il faut avoir ce talent de sourire en parlant et je ne l’ai pas. Ca doit être pour cela que je n’ai jamais fait de présentation à la télé alors que j’en ai beaucoup fait à la radio. Alors si je ne souris pas ou je ne rigole pas, on croit que je fais la bobine mais je démens !

Olympique516 – Je souhaiterais savoir si l’OM va participer au projet du nouveau stade et dans quelles proportions ? Je voudrais savoir s’il est dans vos intentions d’avoir recours au NAMING, susceptible de financer en partie la réfection ?
La question est prématurée car je n’ai encore même pas vu les dossiers des deux grands professionnels de ce type de bâtiments que sont Bouygues et Vinci. Sur la question précise du Naming (le stade porte le nom d’une marque du type de l’Emirates Stadium d’Arsenal), je pense que M. Gaudin est absolument contre et je ne suis pas sûr qu’il change d’avis. Le Vélodrome, c’est le Vélodrome et ça le restera. Pour le reste, que le club puisse investir dans cette aventure économique, pourquoi pas ? Mais cela ne peut pas se faire sans des conditions différentes de celles que nous avons aujourd’hui, il faudra parler du loyer et autres… Ce sont des investissements lourds avec des négociations complexes dans lesquelles je ne veux pas interférer aujourd’hui. C’est trop tôt.

bisousmomoPensez-vous que Madame Louis-Dreyfus vendra à cours terme l’OM ?

A aucun moment, je n’ai eu ce sentiment. Là encore, il y a eu dans un grand journal sportif, un titre extravagant «L’ultimatum de la patronne». Je n’ai toujours pas reçu d’ultimatum et la vente n’est pas à l’ordre du jour.

Retrouvez toutes les réponses du président à vos questions sur OM.net :
J-C Dassier :  » Rien n’est joué dans ce championnat » (1/2)
J-C Dassier :  » Par ma modeste voix, l’OM doit se faire entendre » (2/2)

2 Commentaires

Tout blanc, ou tout noir

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
5 notes | moyenne : 3,40 sur 5

chuteLa lecture d’une semaine olympienne s’apparente parfois à monter dans un grand 8. Il peut y avoir des très hauts. De temps en temps des très bas. Rarement du plat. Et tout s’enchaîne très vite. Un vertige chassant l’autre, dans un contexte follement passionné et donc excessif.

La semaine qui s’achève a eu son lot de montagnes russes. L’équipe n’est pas restée longtemps sur son petit nuage valenciennois. Lens l’en a fait redescendre illico, de même que la blessure de Brandao. « OM : Tout va mal », titre même L’Equipe vendredi. Exagération malicieuse, puisque le quotidien sportif l’encadre du même jugement pour Bordeaux et Lyon.

TTVAMAL

Après avoir scintillé contre Valenciennes, les Phocéens ont disparu des radars en Coupe à Bollaert. Ce qui donna une occasion aux uns et aux autres de dire : « vous voyez, vous vous êtes trop emballés après le 5-1 ».
Mais, lequel de ces deux matches, si différents, contient la vérité sur le niveau olympien ? Je ne veux pas vous forcer ni la main ni l’optimisme, mais il me semble quand même que l’OM de Lens ne constitue pas un indicateur digne de ce nom. Turn-over, enchaînement des matches, compétition propre à renverser les hiérarchies sont des éléments qui peuvent aisément expliquer la sortie de route. Ou, à tout le moins, tempérer les observations.

A l’inverse, l’OM de VA a quand même plus la tête d’une référence. Ne serait-ce que parce que l’équipe y était quasiment au grand complet (une première depuis un bail), et que Ben Arfa et Lucho s’y montrèrent sous le jour qu’on attend d’eux. Pas celui fantasmé. Celui sous lequel on les a déjà vus respectivement à Lyon et Porto.

Deschamps ne voit d’ailleurs pas grand intérêt à s’attarder sur la défaite de Bollaert. « Le match de Lens est à la poubelle et le couvercle est fermé», a-t-il lancé en conférence de presse.

Au fond, la vraie mauvaise nouvelle de la semaine n’est pas l’élimination en Coupe de France mais la blessure de Brandao. L’absence du Brésilien va s’étirer au moins jusqu’à PSG-OM. Ses nombreux partisans sont tristes. Ses derniers pourfendeurs aussi. Qui vont-ils critiquer ?

Et aussi cette semaine…

La poire en deux. L’OM voulait 2 000 places. Le PSG n’était disposé à ne lui en éditer que 1 000. Le Ministère de l’Intérieur a tranché. Les Marseillais « monteront » à 1 500 dans la Capitale. Ni plus, ni moins. Mais promis, ils auront le droit de faire du bruit comme 3 000…

Laurent Oreggia

11 Commentaires