J’ai testé pour vous (pour lui, pour eux… qui ?) le jeu Fifa 13
En général, travailler dans un monde d’hommes peut s’apparenter à un défi. Ou à de multiples challenges quotidiens. Dans le foot en particulier, et ce n’est pas Bernard Lacombe qui me contredira, une femme doit aussi savoir essuyer nombre de réflexions sexistes. Glisser sur elles. Comme les gouttes qui se forment sur le couvercle de ma casserole quand l’eau y bout à l’intérieur. Enfin, là n’est pas la question. Car je suis fière de dire qu’hier j’ai relevé un défi. Et un défi plutôt corsé. Pour moi.

Cela faisait un moment, je l’avoue, que je n’avais plus touché une manette de console de jeu vidéo. Hormis les applications ludiques du portable à la pomme, ce monde-là m’était, depuis plusieurs années, inconnu. Mais le jeu en général ne me rebute guère. Bien au contraire. C’est donc avec entrain que je me suis lancée hier dans un tournoi (eh oui un tournoi ma zète !)… de foot, à l’invitation de mes chers collègues de travail. Gros défi, non pas parce que je suis une femme (arrières mysogynes ! j’ai mes casseroles sous la main !), mais parce que je n’avais jamais ô grand jamais, joué à ce genre de jeu. Je crois que la dernière fois que j’ai usé mes pouces sur une manette, c’était au temps de Zelda, vous savez ce petit bonhomme qui parcourait des mondes fantastiques pour délivrer les opprimés (souvent des femmes, tiens tiens). Enfin bref, les jeux de plate-forme, d’aventure, avaient nettement ma préférence. Quand je jouais. Il y a des siècles. Jusqu’à l’arrivée de la OUUUUUI, console qui a d’ailleurs la préférence des femmes, paraît-il.
Retournons à nos crampons. Première étape : mémoriser les touches. Parce que du temps où je jouais il m’arrivait aussi de laisser les aventures du petit blond pour des bastons et là, pas de quartier, je ne comprenais rien, mais ma dextérité me permettait, en appuyant sur toutes les touches, de remporter des combats, parfois haut la main.
Là je ne pouvais pas faire l’impasse. Le rond pour le centre, le triangle pour la passe en profondeur, la croix pour la passe, le carré pour la frappe. Plus R1 pour l’accélération, plus L1 pour changer de joueur, plus la direction à donner, et encore je n’ai pas parlé de la défense : tacle, pressing, et tirage de maillots. J’en avais mal à la tête avant de commencer.
2ème étape : la pratique. Quelques minutes d’échauffement étaient nécessaire, je suis douée certes, mais pas un génie non plus.
Et puis il faut dire, rendons à César… que mes adversaires étaient pour la plupart chevronnés. Et habitués des terrains virtuels.
Comme ils ne font pas les choses à moitié, ils m’ont aussi briefé de manière très fairplay. De mon côté j’ai, bien sûr, insisté pour ne bénéficier d’aucun traitement de faveur, égalité des sexes oblige.
Mais le passage de la théorie à la pratique fut laborieux. Je n’ai pas honte de le dire. Nous étions huit, et j’ai fini bonne dernière. Aucune victoire, un match nul 0-0, et 2 buts inscrits, pour je ne sais plus combien d’encaissés. Beaucoup trop. J’avais pourtant choisi Manchester United à l’aller et le Barça au retour, mais rien n’y a fait. Je finis lanterne rouge, avec en prime un pouce gauche très douloureux. Mes adversaires étaient trop forts, trop entraînés, et moi trop novice. Car pour le coup je l’avoue les hommes ont été plus forts. Mais je reviendrai, promis. Pour Bernard.
Laurie Samama





A l’occasion de la 27ème journée du Championnat de France de Ligue 1, OM.net vous donne la possibilité de vivre le match OM/Troyes en VIP au stade Vélodrome ce dimanche à 17h.



